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Posts Tagged ‘waterfall’

Driving to New Zealand’s Far North

06 Jan 11

From Wellington to Spirits Bay ; sea, sun and waterfalls.

De Wellington à Spirits Bay ; entre mer, soleil et cascades.

Wicked campervan, New Zealand

Clement & Meme, beach in New Plymouth, New Zealand

Ocean and Sunset, New Plymouth, New Zealand

Clement & Meme at Spirits Bay, New Zealand

Spirits Bay, 1, New Zealand

Spirits Bay, 3, New Zealand

Spirits Bay, 2, New Zealand

Ocean and cliff, Spirits Bay, New Zealand

Rainbow waterfall, Kerikeri, New Zealand

Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit la uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon periple. Il n’y a rien de reflechi, comme c’est ecrit sur l’instant, donc a prendre avec des pincettes. C’est la uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Mercredi 29 Décembre 2010 : Cela ne vaut peut être pas le sentiment de liberté qu’on ressent en galopant dans les steppes Mongol, mais conduire un van en Nouvelle-Zélande, c’est quand même plutôt fun ! Il m’aura fallu environ six heures pour rallier Christchurch à Picton, via les 350 km de nationale bien sinueuse, mais riche en beaux paysages. Je suis assez content, le van loué chez WickedCamper est plutôt chouette ; un Nissan Vanette 4×4 de 2004. De toutes façon je n’y connais rien en automobile, mais je trouve qu’il a une bonne prise en main car fait notable, je n’ai pas encore eu d’accident. Je vais donc garder la bête jusqu’à la fin de mon voyage ici, ce qui devrait permettre de bien se balader dans les deux îles. Quant à demain, si tout se passe bien après avoir pris le ferry pour Wellington, je devrais retrouver un couple d’amis français venant partager la fin de mon voyage. En attendant, délicieux chocolate pudding and ice cream à la sympathique Sequoia Lodge où je campe ce soir.

Jeudi 30 Décembre 2010 : Après une tranquille traversée en ferry, j’ai pu récupérer Clement & Meme arrivant tout juste à l’aéroport de Wellington. Cela fait plaisir de revoir des amis du pays ! Quelques provisions faites, on s’est rapidement mis en route pour trouver un coin où camper. Je crois qu’au passage je leur ai fait quelques frayeurs de conduite, mais ils semblent toujours en vie. On reste dans un petit camping non loin de la ville ce soir, et demain il faudra qu’on décide (enfin) le programme des jours à venir.

Vendredi 31 Décembre 2010 : Première nuit à dormir à trois dans le van. Tout va bien pour le moment. On est un peu comme une grande famille, c’est beau, on partage tout et on commence donc tous les trois à attraper un rhume. On a décollé ce matin pour commencer notre route vers le Nord, avec pour optique de camper près de la Whanganui River. Les routes (très) sinueuses, voire non bétonnées ont fait qu’on est finalement arrivé à destination après 9h de route. Cela dit, ça n’avait pourtant pas l’air si loin sur la carte ! Mais bon, il fait beau, les paysages sont forts sympathiques, on papote, et bibi il continue à pratiquer sa conduite, donc tout va bien dans le meilleur des mondes… mis à part les fichus moustiques qui tournent autour de ma lampe frontale ce soir. Roh et puis zut, je vais me mettre à l’abri dans le van. Et bonne année au fait.

Samedi 01 Janvier 2011 : Après une nuit bercée par les ronflements… d’ailleurs, fait intéressant, voire plutôt effarant, il semblerait que je ronfle. Après tout ce temps en solitaire, aurais-je était capable de développer ce mal du nez dont je redoute depuis toujours ? Qu’elle cruelle vérité face à laquelle je suis désormais confronté. Quoi qu’il en soit, ayant appris à surmonter les obstacles, même les plus traumatisants, je laisse ma peine de côté et j’ai repris les commandes du van ce matin. De toutes façon, je suis certains qu’il s’agit là d’un coup monté. Après quelques heures de route, on s’est posé à la ville côtière de New Plymouth. Rien de tel pour offrir une bonne et fraîche baignade à tout le monde, de quoi bien se sentir en vacances. Petit dodo sur un parking en bord de plage, les joies du camper-van, tout en espérant que la nuit à venir sera silencieuse…

Dimanche 02 Janvier 2011 : Longue journée de conduite aujourd’hui ; environ huit heures pour boucler les 400km nous amenant au delà d’Auckland. Vu qu’on essaye d’atteindre Cape Reinga demain soir, à la pointe Nord de l’île Nord pour aller se reposer un peu, on a poussé autant qu’on pouvait aujourd’hui. Cela dit, je me suis fait une petite frayeur avant d’arriver, mais heureusement sans gravité. Juste de quoi me rappeler à faire doublement attention sur ces sessions de conduite prolongée ; au fond c’est comme en trek, la fatigue n’est jamais une bonne chose (surtout quand on en vient à ne plus trouver sa pédale de frein…). Bref. On a fait un bon dîner pour re-dynamiser tout le monde ; je crois qu’on sera tous bien contents d’aller fainéanter sur la plage demain soir.

Lundi 03 Janvier 2011 : J’ai pu passer aujourd’hui la barre des 1600 km avec le van, en continuant notre route vers le Nord. Suite à quoi, j’ai laissé le volant à Meme pour ne pas recommencer l’erreur d’hier soir. C’est donc la miss qui a eu l’honneur de nous amener jusqu’au “bout du monde”. On est en effet arrivé ce soir à la très belle Spirit Bay, au Nord de l’ile Nord néo-zélandaise. Le coin est à la hauteur de nos attentes ; superbe plage et collines recouvertes de forêts. On va donc y rester un peu le temps de se recharger les batteries. A noter le stop à Whangarei au midi avec un excellent repas au Killer Prawn restaurant où je reviens pour la 2ème fois. A noter également que plus ça va, plus les moustiques et autres sand flies rentrent en pleine guerre froide contre nous… bande d’assassins !

Mardi 04 Janvier 2011 : Journée sans voiture, journée activités ! Tout a commencé avec une petite ascension de la colline voisine pour mieux profiter de la vue sur la belle plage et autres falaises. Ayant laissé Clement & Meme pour tester un autre chemin au retour, j’ai regretté de ne pas avoir de machette vu la densité de la végétation, mais c’était plutôt fun, il y avait un petit côté forêt tropicale. Suite à quoi, activité baignades, raquettes de plage et lecture, ayant craqué pour un autre bouquin narrant les exploits de quelques aventuriers fous. Puis la journée s’est terminée sur une activité jeu de carte avec défaites écrasantes au tarot ; diantre. Pour laisser un peu d’intimité aux deux loulous qui m’accompagnent et puis pour que tout le monde ait plus de place pour dormir (et moins chaud), je séjourne en tente pour la deuxième nuit consécutive. Cela dit, je ne me plains pas, je m’y sens bien dans ma petite tente ayant fait le tour du monde ; c’est un peu mon chez moi aux 1000 rêves de voyage.

Mercredi 05 Janvier 2011 : Il se passe des choses étranges au cours de ce périple. J’étais persuadé d’être accompagné par deux amis frenchys, mais au réveil, j’ai plutôt retrouvé deux écrevisses. Voire deux homards. Je ne suis pas vraiment sûr, mais en tous cas ils sont rouges, ça enfle et ça cloque’ise. Bienvenue en Nouvelle Zélande les amis, le pays du soleil qu’il est fort ! Après un petit déjeuner (à l’ombre) on s’est donc mis dans le van (à l’abri du soleil) en direction du Sud (où c’est plus nuageux). On campe ce soir à Tutukaka, petit village côtier, sous la pluie. Deuxième fois que je viens ici et deuxième fois qu’il pleut. Si le temps s’améliore demain et que mes fidèles amis peuvent endurer les rayons du soleil, on tentera sûrement d’aller plonger à Poor Knights Islands, selon les dires, l’un des dix plus beaux spots de plongée au monde. Et sinon on avisera. La nuit porte conseil et laisse le temps à la peau de se remettre (ou pas). Pour finir sur une touche conduite, je m’éclate de plus en plus avec le van. C’est un peu comme si je conduisais une voiture de course à la seule différence que je dépasse rarement les 80km/h. Ce qui d’ailleurs a des fois tendance à énerver quelques locaux, on a même eu le droit à un beau doigt d’honneur en nous doublant aujourd’hui. Quels étranges personnages… Au diable les insultes et les vitesses folles, notre van a des grosses fesses et je conduis comme un papi qui profite du paysage, ce que j’assume entièrement. Nom d’un kiwi à sonnette !

Jeudi 06 Janvier 2011 : Aujourd’hui, changement complet de programme. Vu qu’on va éviter d’exposer tout de suite les grands brûlés au soleil et que de toutes façon la météo était mitigée ce matin, on a reporte la plongée d’un jour. Par ailleurs, l’amie Émilie travaillant non loin d’ici nous a fait savoir qu’elle avait un jour de congée. Qu’à cela ne tienne, on s’est donc mis en route pour Kerikeri afin de partager une journée de folies à quatre. Même si on a passé une bonne partie de la journée à chercher tout et n’importe quoi et refaire cinq fois la route, sans compter la case MacDo au soir vu que tout était fermé, on a eu de très chouettes moments. En tête, une très belle cascade au milieu de la forêt où on s’est tous baignés, le tout agrémenté par de nombreux fous-rires. A côté de ça, il fait toujours aussi chaud dans le van ce soir, et on est encore serré comme des sardines pendant que les moustiques et autre sand flies mènent une guerre acharnée contre nous, mais tout va bien, c’est les vacances.

 
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Posted in .. 2010/2011 : Greenland to New Zealand, New Zealand the 06th of January, 2011

 

Overland Track : Trekking from Cradle Mountain to Lake Saint-Clair

10 Dec 10

A few days to enjoy the unpredictable tasmanian nature.

Quelques jours pour profiter de l’imprévisible nature en Tasmanie.

Forest and Fog, Overland Track, Tasmania

Lake and fog, Overland Track, Tasmania

Wallaby, Overland Track, Tasmania

Mount Ossa in the fog, Overland Track, Tasmania

View from Mount Ossa, 1, Overland Track, Tasmania

View from Mount Ossa, 2, Overland Track, Tasmania

After the rain, Overland Track, Tasmania

Kia Ora Hut, Overland Track, Tasmania

Forest, fog and god rays, Overland Track, Tasmania

Hartnett Falls, Overland Track, Tasmania

Snow on the Overland Track, Tasmania

Tree and wooden path, Overland Track, Tasmania

Sunshine on the Overland Track, Tasmania


Carnets de voyage
(sorry, only in french) :
Attention, il s’agit la uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon periple. Il n’y a rien de reflechi, comme c’est ecrit sur l’instant, donc a prendre avec des pincettes. C’est la uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Dimanche 05 Décembre 2010 : Tasmanie ! Même si pour le moment je suis encore loin de la pleine nature, ça sent déjà meilleur qu’à Sydney. Dimanche fin d’après midi, tout est fermé à Hobart où je viens d’atterrir, ou presque, il me faudra donc attendre demain pour voir les réservations de bus et autres provisions à faire. Idéalement je pourrai partir en suivant, mais comme j’organise tout plus ou moins au dernier moment faute de mieux, je ne suis sûr de rien. Surprise !

Lundi 06 Décembre 2010 : Par chance en ce début de saison touristique, tout n’est pas encore complet. Après avoir fait des provisions, j’ai donc pu sauter dans un bus pour Devonport. J’y passe la nuit et demain j’aurai une connexion pour rejoindre Cradle Mountain, point de depart de l’Overland Track. Il s’agit de la randonnée la plus populaire en Tasmanie, se faisant normalement en 7 jours et traversant 80km de forêts, lacs et montagnes. Avec les treks secondaires, cela peut monter à 110 km de balade. Je ne sais pas comment je me suis débrouillé, mais j’ai réservé mon retour pour dimanche, ne me laissant que 6 jours de marche. Et forcement, j’ai envie de faire certains des treks secondaires, car c’est bien souvent là que c’est le plus joli, quand on sort des sentiers battus. Néanmoins tout n’est pas perdu. D’une je suis bien motivé et j’espère réussir à garder cette motivation même si je pars une fois de plus en solitaire. Et de deux, je pars avec un sac de 22/24kg, ce qui veut dire que j’ai plus de nourriture que nécessaire. Au menu, on retrouve la sélection du chef. Petit déjeuner thé au lait avec miel et 250gr de muesli. Midi 100gr de fromage, 30gr de salami, 100gr de crackers et 300gr de mon fidèle mix de cacahuètes et raisins secs. Et au soir, repas lyophilise (poulet, riz, pâtes et légumes) avec 75gr de cookies. Plus au cours de la journée 3 bars de céréales et deux barres de fruits secs. Avec tout ça, il n’y a plus qu’à espérer que le temps ne soit pas trop chaotique, et j’espère bien atteindre mes objectifs. Premières impressions demain soir…

Mardi 07 Décembre 2010 : Quel temps de merde ! Et je retiens mes mots. Le bus m’a déposé à Cradle Mountain à 12h. Le temps d’enregistrer mon trek auprès du Visitor Centre et de manger un casse-croute, j’étais parti vers 13h. Depuis, il n’a pas arrêté de pleuvoir un instant. En bonus, du vent à en perdre l’équilibre et une visibilité réduite. Assez bonne malgré tout pour ne pas se perdre, mais pas assez pour profiter du paysage. Ce qui est dommage, ça enlève du fun à la balade. J’avais prévu de monter un sommet aujourd’hui, mais dans ce genre de conditions, j’ai continué ma route. D’une car faire une ascension sans pouvoir profiter de la vue, ça fait quand même mal aux fesses, mais surtout car c’est trop dangereusement glissant pour être raisonnable. Du coup, je me suis contenté de la première étape entre Ronny Creek et Waterfall Valley ; 10km en 3h. Je ne parlerai pas du paysage que je n’ai pas vu, mais ça avait l’air assez joli. Le chemin est plutôt boueux mais très bien balisé et aménagé, donc pour le moment ça se fait tout seul. Je n’avais pas prévu, mais étant trempé de la tête aux pieds et vu que lorsque je suis arrivé, le refuge était entièrement vide, je dormirai entre quatre murs ce soir. On est sensé avoir du salle temps pour encore deux jours, avec espoirs d’éclaircies en suivant. J’avoue que tout ceci me motive à abattre de la distance tant qu’il pleut et me laisser le temps de profiter quand le soleil sera de retour. S’il revient.

Mercredi 08 Décembre 2010 : Le temps continue sur sa lancée ; toujours pluvieux, toujours venteux, et toujours peu de visibilité. Par moment il y a quelques éclaircies mais ça ne dure jamais plus de quelques minutes. Après réflexion, ce n’est néanmoins pas plus mal. Ce trek est hyper aménagé avec de nombreuses plateformes en bois. Avec de telles conditions climatiques, nombreux sont les chemins inondés et boueux. C’est comme si dame nature reprenait ses droits sur ce qui lui appartient. Cela ramène le côté sauvage et aventure qui manquerait vite le cas contraire. D’ailleurs c’est le premier trek que je fais où je suis en permanence trempé de la tête aux pieds. Je pense que mon matériel n’est plus aussi résistant que lors de mes premières expéditions, mais aussi avec la quantité d’eau qui tombe, toute protection arrive rapidement à saturation. Parti de Waterfall Valley à 7h30 ce matin, j’ai fait une pause repas d’une heure à Windermere sur les coups de 9h30 et j’ai continué sur la deuxième étape pour me retrouver au refuge de Pelion à 14h30. Soit environ 24km. Je ne continue pas plus loin pour aujourd’hui, car d’une je suis malgré tout fatigué de la balade, et de deux, avoir les pieds dans l’eau aussi longtemps ce n’est jamais bon. Crevasses, mycoses et autres plaies qui risquent de s’infecter… ce n’est pas vraiment le genre de choses auxquelles j’aspire. Une fois de plus, je dors sous un toit ce soir ; il y a suffisamment de place pour tout le monde, donc je me laisse tenter et je pense qu’il en sera de même pour la fin du parcours. Pour finir sur une note négative, je me lasse rapidement de voir des touristes ne pas respecter les normes simples pour protéger l’environnement qui sont écrites partout au long de ce trek. Le chauffage dans les refuges ne doit être allumé que si la température tombe en dessous de 10 degrés ; il fait rarement aussi froid en cette saison, mais ça n’empêche pas les gens de l’allumer. Sans parler de tous ceux qui ne respectent pas le chemin balisé de peur de se mouiller un peu plus les pieds… enfin. Pour finir sur une note positive, j’ai vu un wallaby, ce matin, traversant ma route ; cela fait tout drôle de croiser ce cousin du kangourou au beau milieu de sa balade. Allez, un gros dodo de 12h… voire 14h, et espérons que demain sera propice à une belle journée. Ah et j’ai oublié de parler des sangsues ! Que dire si ce n’est que… elles sont voraces les salles bêtes !

Jeudi 09 Décembre 2010 : En voilà une sympathique journée. Au réveil, on pouvait apercevoir d’autres wallabies à quelques mètres du refuge, de quoi vous mettre de bonne humeur de bon matin. Presque pas de pluie, une visibilité qui s’améliore, j’ai donc décollé sur les coups de 7h. A 8h15 au pied du Mont Ossa, le plus haut pic de Tasmanie, 1617m. Sûrement anecdotique vu d’ici, mais j’ai été pris d’une grande motivation de grimper ce gros cailloux et d’aller admirer la vue d’en haut. Il m’aura fallu presque 4h pour faire l’aller-retour, en faisant une pause repas au sommet. Le paysage
en route est assez joli, quand on le voit, car c’est un enchaînement permanent de zones de brouillard et d’éclaircies. Néanmoins, ça en reste un chouette trek secondaire. D’autant plus que le chemin beaucoup moins aménagé, voire absence de chemin et passages rocheux, offre une expérience plus aventurière hors des sentiers battus. Repris la route en suivant, j’ai rejoint Kia Ora hut à 13h20. Soit en tout un peu plus de 6h pour les 15km et 500m d’ascension. Le ranger nous a annoncé qu’il y a des risques de neige pour cette nuit ou demain. Cela promet d’être intéressant. Avec tout ça, moi je ne sais d’ailleurs toujours pas ce que je fais demain. Soit je prévois de finir ce trek dimanche, comme je le pensais, auquel cas je suis parfaitement dans les temps. Soit j’essaye d’attraper le bus samedi midi pour rentrer un jour plus tôt sur Hobart et espérer avoir plus de temps pour organiser ma prochaine aventure, mais cela voudrait dire une longue journée de marche a venir. Je suppose qu’on verra en fonction de la motivation, la météo…
Pour finir sur une touche sangsues (qui mériterait d’être censurée). Au petit matin, j’ai été pris d’une envie de satisfaire un gros besoin naturel. Au milieu de nul part, j’essaye de faire ça bien, je creuse mon trou, je me mets à l’oeuvre et je me nettoie avec quelques feuilles d’arbres ramassées en route. Au moment de recouvrir l’ensemble, je m’aperçois qu’une famille de sangsues était déjà en train de se régaler du festin. Heureusement que j’ai relevé mon popotin juste à temps, je ne veux pas imaginer ce qu’il en aurait été autrement. Erk. Bon sur ce… temps d’aller se reposer.

Vendredi 10 Décembre 2010 : Me voilà déjà de retour sur Hobart, en auberge de jeunesse, aussi surprenant soit il. La journée a été autant longue qu’intéressante. Tout d’abord en terme de météo, ça a été un festival des saisons en l’espace de quelques heures. Vent et pluie torrentielle au réveil, bien automnale. Quelques flocons de neige suivis d’une tempête de neige clairement hivernale. Des fleurs tout au long du parcours annonçant le printemps. Puis au final, des éclaircies et un grand soleil pour nous rappeler qu’au fond… c’est l’été en ce moment en Tasmanie, au cas où quelqu’un en douterait ! A mi-journée, je me suis rendu compte qu’en continuant à ce rythme je pouvais envisager d’attraper un bus pour rentrer sur Hobart le soir-même. Au début, j’ai été un peu déçu “c’est déjà fini !?”, puis j’ai commencé à envisager le dodo au chaud après une bonne douche, et la ma motivation est vite remontée à son plus haut. Une fois de plus, j’ai donc fait une très longue dernière journée de trek. 12h de marche pour boucler les 38 derniers km à travers la forêt boueuse. Je suis parti à 7h ce matin de Kia Ora hut pour arriver à 19h à la très belle, la sublime, que dis-je l’exceptionnelle Cynthia Bay annonçant la fin de l’Overland Track. Note pour plus tard : penser à faire lire mes carnets de voyage à ma soeur… Cynthia. En route, j’ai trouvé une paire de lunettes et un paquets de bombons qui avaient perdus leurs propriétaires. En grand sauveur, je me suis emparé du trésor et par chance, j’ai retrouvé les intéressés au refuge suivant. Cette marque d’attention m’aura valu une bière offerte une fois arrivé à Cynthia Bay. Je n’ai jamais vraiment aimé la bière, mais je dois dire que celle-la était particulièrement bonne ; surement à cause du contexte dans laquelle je la savourais.
Pour finir sur une anecdote, l’Overland Track est un trek qui se parcourt en haute saison uniquement du nord au sud. En début d’après midi, je croise quelqu’un qui marche à contre-sens. Je le regarde bizarrement “Mais monsieur… excusez moi, je crois que vous allez dans le mauvais sens !?”. C’est à ce moment là qu’il m’a dit être le ranger de ce parc. Et au même moment, moi j’aurai bien aimé me faire tout petit le temps de m’esquiver!
Je passerai l’anecdote où des trekkeurs se battaient avec des rats à Echo Point ; définitivement pas un bon refuge où passer la nuit. Pour finir sur une conclusion, je dirai que ce trek, même en quatre jours, vaut la peine d’être fait. De beaux paysages, une richesse climatique et un aménagement qui le rend accessible au plus grand nombre. Qui plus est les installations en bois s’intègrent parfaitement avec l’environnement limitant l’impact des marcheurs sur la nature avoisinante. Au final, c’est comme si on se baladait dans un immense parc japonais soigné à la petite cuillère. Quant aux râleurs dont je fais parti qui recherchent plus d’aventure… la pluie, le vent, la neige, la boue ainsi que les adorables petites sangsues sont là pour nous rappeler à tout moment qu’on est avant tout ici pour s’amuser, dans la joie et la bonne humeur !
De retour sur Hobart à 23h, la réception de la très chouette auberge PickledFrog est malheureusement fermée. J’ai par chance trouvé quelqu’un pour m’ouvrir la porte, donc je pense que je vais attendre le petit matin au chaud sur un canapé. Rien de tel pour commencer à mijoter sur la prochaine balade. Mais avant tout… repos!

 
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Posted in .. 2010/2011 : Greenland to New Zealand, Tasmania the 10th of December, 2010

 

Rafting and canyoning at Borderlands

23 Nov 10

The magic of Bhote Kosi river and New Jombo canyon. Terrifying and exciting.

La magie de la rivière Bhote Kosi et du canyon New Jombo. Terrifiant et excitant.

Rafts in Borderlands resort

Bhote Kosi river

Boby & CaYuS on the top of 95 Canyon, 1

Boby & CaYuS on the top of 95 Canyon, 2

CaYuS in New Jombo Canyon

CaYuS fighting the waterfall

CaYuS in New Jombo Canyon

CaYuS canyoning

Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit la uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon periple. Il n’y a rien de reflechi, comme c’est ecrit sur l’instant, donc a prendre avec des pincettes. C’est la uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Samedi 20 Novembre 2010 : Parti à l’aube avec six autres touristes ayant signé pour du rafting, on est arrivé sur place vers 10h. Quelques explications et consignes de sécurité, puis on s’est rapidement mis en route. On avance avec deux rafts, plus des kayakeurs en renfort pour la sécurité, qui nous suivent pour intervenir en cas de problème. Dans mon raft, Johnny, canadien, occupe la place avant droite. Lee, anglais, arrière droite. Un népalais à l’arrière gauche, et le leader à l’arrière. Pour ma part, je suis donc avant gauche. Aujourd’hui, c’était mise en bouche, donc le bout de rivière descendu ne possédait pas de rapide supérieurs à des classe 3 (sur une échelle de 1 à 6, 6 étant suicidaire). Néanmoins, cela commence déjà à bien bouger ! Demain on devrait avoir une longue descente avec des classes 4+, alors vivement! En tous cas, c’est vraiment agréable de traverser ces belles forêts tropicales, à quelques km de la frontière tibétaine et le tout d’un point de vue aquatique. Dommage juste que je n’ai pas d’appareil photo résistant à l’eau, car les seuls clichés que je vais ramener seront ceux pris avec mes yeux. Soirée et nuit au siège de la compagnie organisatrice (Borderlands). Ambiance dansante, tentes style safari, et mise en scène digne de la compagnie créole spéciale touristes. Ce n’est pas la partie que je préfère… d’ailleurs j’ai installé ma propre tente… mais bon, ce qui compte c’est que demain on descendra la rivière Bhote Kosi, et ça c’est chouette !

Dimanche 21 Novembre 2010 : Après une longue nuit de repos, on s’est mis en route ce matin vers 9h30. Vu qu’on commence la descente directement depuis Borderlands, je cherchais où était la plage de sable fin, la petite crique en eaux calmes où on allait mettre les rafts à l’eau. Car clairement, la rivière longeant le parc est déjà bien excitée. Et là, je vois un de nos kayakeurs qui s’installe dans son kayak et fait un plongeon de deux mètres, directement dans les rapides. OK, ça annonce la couleur de la journée. Gardant la même équipe que la veille, on fait glisser le raft dans la rivière, descend la berge et on saute dans l’embarcation en attendant les ordres. En soit le rafting, c’est assez simple. Un gros bateau, plusieurs personnes qui pagaient et un leader qui donne les instructions. Ce qu’il faut, c’est avoir suffisamment confiance en son leader pour tenir sa position coûte que coûte et continuer à exécuter les ordres, même si on fonce tout droit dans un énorme rocher ou si on tombe dans des rapides plus que rapides. Après au niveau des ordres, c’est plutôt basique : “Forward !” – “Back !” – “Over right/left” si on doit tous se jeter d’un côté du raft pour contre-balancer le poids – “Get down !” quand ça devient vraiment dangereux et qu’il faut se mettre à couvert au fond du raft – “Back to seat !” pour reprendre sa position – Sans oublier l’évident “Stop”.
La petite difficulté c’est qu’on soit assis à gauche ou à droite du raft, les ordres ne seront pas forcement les mêmes. Cela n’a l’air de rien en temps normal, mais dans le feu de l’action, cela peut vite devenir très confus. A partir de là, on s’est lancé dans la descente, sous les ordres de notre leader : “Get ready. Forward ! Stop ! Forward ! Faster ! Left back, right forward ! stop ! Forward ! Stop, get down !” …à ce moment là on profite tous d’une énorme et puissante douche glaciale… “Back to seat ! Forward…” Les ordres s’enchaînent à toute vitesse et nous voilà rapidement hors de nos premiers rapides, avec une ou deux minutes pour souffler avant d’attaquer les suivants. L’eau rafraîchissante a au moins le mérite de nous garder bien éveillés. Je suis cependant ravi qu’on ait des combinaisons en néoprène, et d’autant ravi qu’en ayant mis mes sous-vêtements en mérinos je reste bien au chaud, ou presque. Les 18km de descente bien rythmée auront duré en tout 4h. On a esquivé deux rapides classe 5 jugés beaucoup trop dangereux par nos leaders ; le raft pouvant se retourner avec sérieux risque que l’on reste coincés en dessous de rochers. On a donc marché le long de la rive pour ces deux passages. Mis à part tous les rebondissements survenus, deux grosses frayeurs à noter. La première est quand notre raft a foncé droit sur un rocher et commencé a se retourner. En plein rapides, je nous voyais déjà à l’eau. Le guide, gardant néanmoins son sang froid ordonne “Over right, over right !” pour contre-balancer, puis “Back to seat ! Forward !…” et on était reparti pour la suite. La deuxième, c’est quand un de nos kayakeurs s’est retrouvé coincé dans un courant à la sortie d’un rapide. Il luttait sur place, à 90°, la tête à moitié dans l’eau, essayant de se débloquer. On le voit lutter, lutter. Notre leader, le regard inquiet nous ordonne “Back paddle !” pour remonter la rivière en sa direction. Finalement, il parvient à se débloquer en retournant son kayak. On voit le kayak renversé se rapprocher de nous, mais il ne se remet pas à l’endroit. Et aucun signe du kayakeur. Puis heureusement, une tète essoufflée mais avec le sourire apparaît à la surface ; il est parvenu à se séparer de son kayak sous l’eau, malgré l’épuisement. Cette descente s’est donc très bien terminée avec repas à l’arrivée pour fêter ça. Seul regret est qu’on aurait envie que cela continue pour le reste de l’après midi… Cependant l’ensemble de l’équipe est repartie sur Kathmandu en suivant. Pour ma part, une moto est venue me chercher pour me ramener à Borderlands. Sans casque évidemment, on est quand même au Népal. Après midi et soirée à ne rien faire, si ce n’est contempler les rapides en se remémorant les aventures du matin. Et demain, une nouvelle équipe devrait me rejoindre pour d’autres descentes, mais en canyoning cette fois !

Lundi 22 Novembre 2010 : J’ai déménagé la nuit passée. La majorité des touristes étant partis, on est plus que 5 dans tout Borderlands. C’est bien calme d’un coup. On m’a donc forcé à occuper une des tentes safari, je crois que ça devait les gêner de me voir dans ma petite tente à l’autre bout du parc. Au final, j’avoue que ce n’est pas trop mal, c’est même plutôt luxueux. Ce matin j’attendais l’arrivée de mes fidèles compagnons pour attaquer les canyons, mais personne n’est venu. Du coup me voilà entre les mains de deux sympathiques guides pour une sortie personnalisée. On a fait les premiers parcours ce matin, essentiellement des descentes en rappel au milieu des cascades. A 25m de hauteur pour les plus haut passages… je faisais moins le fier tout d’un coup. Les guides me mitraillaient avec mon appareil photo alors que j’étais crispé suspendu dans le vide au bout de ma corde… et que je me disais au fond de moi-même “mais assure moi et occupe toi de ma corde au lieu de me prendre en photo !”. Quelques glissades plus tard, je commence à attraper la technique et profiter du paysage tout en descendant. Et au final, je suis bien content d’avoir les photos en prime. Après midi soirée à ne rien faire si ce n’est méditer sur la journée à venir. On m’a promis une descente de 45m de hauteur… je crois que j’ai peur avant même d’y être. Pour finir sur une touche “barbe”, un des responsables est venu me parler ce soir pour préparer la journée à venir. Et sur la fin il m’a posé des questions sur ma barbe, me demandant si j’étais musulman, si j’aimais “to have sex with girls”… le conseil népalais du soir étant : “Coupe toi la barbe si tu veux plaire aux filles”. Qu’à cela ne tienne, je voyage moi monsieur, alors laissez donc ma barbe tranquille. Non mais ho !

Mardi 23 Novembre 2010 : Quelle journée ! Enfin plutôt quelle matinée ! Vers 9h30 on s’est mis en route en direction de “New Jombo”, le canyon qu’on devait descendre aujourd’hui. Dans l’équipe, on retrouve Jeevan et Boby, les guides avec lesquels j’ai déjà barboté hier, ainsi que deux anglaises nous rejoignant pour la journée. Une fois sur place, récapitulatif des consignes pour les nouvelles venues et on commence les premiers toboggans dans les cascades et autres descentes en rappel. Jusque-là, tout va bien, ou presque, une des deux anglaises réalisant qu’avoir le vertige n’est pas vraiment compatible avec cette activité… et c’était sans avoir vu ce qui suivait derrière. Jeevan m’annonce que c’est LE passage de 45m de haut, mais là où je suis, je n’en vois pas la fin ; juste une cascade qui se jette dans le vide. Soit. Vu que je suis sensé être plus expérimenté que mes coéquipières, j’ai la chance de passer en premier. Boby m’accroche à la corde, pendant que Jeevan m’attend en bas, quelque part. Je commence à descendre quelques mètres en rappel, et là, je découvre l’ampleur du canyon. Nom d’un serpent à sonnette ! Être suspendu à 45m au dessus du sol avec la cascade qui fouette aussi fort que des coups de marteau et la roche plus glissante que du savon… je crois que mon taux d’adrénaline a grimpé à la vitesse de l’éclair. Après quelques respirations profondes et autres cris viriles (pour masquer les cris d’angoisse…) j’essaye de profiter de la descente et des paysages. Car il n’y a pas à dire, c’est quand même super beau vu d’ici. Quelques minutes plus tard… et quelques glissades plus tard… j’étais de retour sur la terre ferme. Waou ! Amazing ! comme ils disent chez les roast-beef. Du côté de mes coéquipières, les deux étaient paralysées. L’une a abandonné directement et est repartie en marchant. Quant à sa copine, malgré de grosses frayeurs, elle a eu le courage d’aller jusqu’au bout, même si elle a déclaré le visage plus blanc que neige, ne pas du tout apprécier ça… Je ne crois malheureusement pas qu’elles retenteront du canyoning de si tôt. On a terminé le parcours quelques descentes plus tard, en début d’après midi. Je suis d’autant plus content qu’avec Jeevan on s’est amusé à prendre plein de photos avec mon appareil qui aura subi quelques douches pour l’occasion, mais il tient encore le coup. Après toutes ces émotions, j’ai passé l’après midi dans le bus pour rentrer sur Kathmandu. 4h30 pour faire 95km, pas mal du tout mon cher ami. Par ailleurs, merci de dire à la femme avec ses 15 sac de 50kg de riz chacun, que la prochaine fois, autant qu’elle loue un camion pour elle seule, ce sera plus simple…
Quant à moi, je suis ravi ce soir de retrouver mon très cher “Yanki hôtel” et d’avoir profité d’un bon repas à mon habituel Mac Donal restaurant. A ne pas confondre cependant avec Mac Donald’s, oui ils sont forts avec les noms ici. C’est aussi un fast food, à la seule différence que dans celui-là on sert de la vraie nourriture, locale et délicieuse, et le tout à un prix dérisoire. Pour ce qui est de demain, j’aurai sûrement même droit à de délicieux croissants au chocolat… mais ça, c’est une toute autre histoire !

 
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Annapurna trekking – D 13,14,15 – Back to civilization

14 Nov 10

After the wilderness, it’s time to come back.

Apres la vie sauvage, il est temps de rentrer.

Kali Gandaki Valley, Annapurna, Nepal

Bridge in Kali Gandaki Valley, Annapurna, Nepal

Yak Donald's in Kagbeni, Annapurna, Nepal

Between Jomson and Ghasa 1, Annapurna, Nepal

Between Jomson and Ghasa 2, Annapurna, Nepal

Between Ghasa and Beni 1, Annapurna, Nepal

Between Ghasa and Beni 2, Annapurna, Nepal

Between Ghasa and Beni 3, Annapurna, Nepal

Waterfall around Galeshwar, Annapurna, Nepal

Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit la uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon periple. Il n’y a rien de reflechi, comme c’est ecrit sur l’instant, donc a prendre avec des pincettes. C’est la uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Vendredi 12 Novembre 2010 : Around Annapurna J.13 – Jomson (2720m) -> Kagbeni (2800m) -> Jomson (2720m)
Que de courbatures ce matin ; je crois que j’ai un peu trop forcé hier. Du coup, aujourd’hui, j’y suis allé plus doucement. Je savais que Lysianne & Cyril qui ont pris l’itinéraire de Thorung La Pass, prévoyaient de faire l’étape Kagbeni -> Jomson ce matin. Vu que cela me tentait bien de leur refaire un coucou pour leur dire que j’étais toujours en vie, j’ai laissé mes affaires à Jomson, et je suis parti en rando léger pour Kagbeni, à deux heures plus au nord. Cela n’a pas manqué ; j’ai eu le plaisir de les croiser en route. Je suis quand même allé jusqu’à destination pour déguster une délicieuse pizza locale sur les bons conseils de Lysianne, tout en étant de retour en début d’après midi. Au delà du village et de son Yak Donald’s, ce qui m’a surtout marqué dans cette balade, c’est le fait de marcher dans l’énorme Kali Gandaki Valley. Surtout sur le chemin du retour, le vent ayant tendance à souffler très fort l’après midi, on dirait une traversée du désert en pleine tempête de sable. J’exagère, mais après deux heures de marche dans ces grands espaces avec le vent qui ne cesse de souffler à contre sens ; je suis arrivé à Jomson épuisé. J’ai passé l’après midi à fainéanter comme ce n’est pas permis. Ce n’est pas de ma faute, il y a une TV dans ma chambre avec une chaîne cinéma… du coup j’ai regardé quelques films. Je me dis que c’est un peu ma journée de repos avant d’attaquer la dernière partie de ce trek ! Journée chaleureusement clôturée en compagnie des amis suisses, tout en échangeant nos récits et clichés respectifs de ces derniers jours.

Samedi 13 Novembre 2010 : Around Annapurna J.14 – Jomson (2720m) -> Ghasa (2010m)
La dernière partie du trek après Jomson a la réputation d’être moins passionnante, à cause de la construction de la route à la place des sentiers. Du coup, nombreux sont ceux qui arrêtent leur tour ici. C’est le cas de Lysianne & Cyril que j’ai laissé une fois de plus, et qui ont pris un avion pour Pokhara, ville située quelques dizaines de km plus au sud. Pour ma part, en tant que bon voyageur fauché ayant un peu trop profité des délices culinaires népalais… je vais me contenter de marcher. Néanmoins, mes nouveaux compagnons m’ont proposé de partager une voiture avec eux pour rejoindre Kathmandu, en partance de Pokhara le 17 novembre. Quand on sait à quel point le bus au Népal peut être une “grande partie de plaisir”, c’est le genre d’offre qui ne se refuse pas. Je suis donc parti vers 8h30 ce matin avec l’idée de rapidement rejoindre Pokhara. Je me suis donc mis en mode pilotage automatique, perdu dans mes pensées à faire des plans sur la comète, et j’ai fait une longue journée de marche rapide, rythmée par les barres chocolatées. Arrivé à 15h30, mes pieds commencent à réclamer du repos, ne s’étant toujours pas remis de ma dernière traversée, mais ils tiendront bien encore un ou deux jours. Côté paysage, rien de bien transcendant, on continue la marche dans l’énorme vallée, tout en retrouvant petit à petit l’ambiance tropicale du début du trek. Le climat change, beaucoup plus nuageux, voire pluvieux par moment. Du coup, à voir la motivation de demain, mais je ne serai vraiment pas contre l’idée de finir ma route à Beni, et prendre un bus pour Pokhara le jour d’après. Mais cela implique une très longue journée de marche à venir !
Pour finir sur une touche chasse aux trésors, Cyril m’avait confié deux de ses photos qu’il avait prises à Kalapani, quatre ans auparavant. Vu que c’était sur ma route, j’ai joué au facteur en essayant de retrouver les personnes photographiées. Par chance, je suis tombé sur quelqu’un qui m’a dit reconnaître les intéressés et m’a promis de leur transmettre. Je pense donc que ce soir… certains auront une bonne surprise en rentrant chez eux !

Dimanche 14 Novembre 2010 : Around Annapurna J.15 – Ghasa (2010m) -> Beni (830m)
Je ne sais pas ce que c’était que cette folle idée de faire Jomson -> Beni en deux jours, mais je m’en souviendrai. Parti de Ghasa à 7h40, je suis arrivé à Beni à 17h20. Pas vraiment du terrain difficile, mais avec environ 35km de marche en guise de dernier jour, c’est sûrement la journée la plus longue en terme de distance que j’aurai faite sur ce trek. Pour ce qui est du paysage, mis à part la présence de la route et des bus poussiéreux, c’était assez joli. Tropical, avec un coup de coeur pour les cascades, le coucher du soleil, et les cascades au coucher du soleil. Ce soir, je profite d’un dodo dans un hôtel confortable pour fêter la fin de mon trek. Quant à demain, si tout se passe bien, je sauterai dans un bus à destination de Pokhara, pour aller me la couler douce au bord du lac. Ce qui devrait faire plaisir à mes pieds, et pas qu’à eux d’ailleurs. C’était une chouette balade en tous cas que j’ai pu faire au cours de ces deux dernières semaines. Avec sans hésitation, le meilleur moment étant la traversée de MesoKanto La Pass, en passant par le lac Tilicho ; tellement magnifique, et beaucoup plus sauvage que le reste du parcours. Et moi, j’aime bien ce qui est sauvage. Même si j’aime bien les pancakes également. Mais se retrouver loin de tout pendant un moment, cela permet de mieux apprécier la civilisation à son retour… ou pas, ça dépend de quoi !

 
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Annapurna trekking – D 1,2,3,4 – Looking for the mountains

03 Nov 10

Start of the hike in the tropical Annapurna region.

Debut du trek dans la region tropicale des Annapurna.

Marsyangdi River, near Nadi Bazar, Annapurna, Nepal

Waterfall, Chyamche, Annapurna, Nepal

Mountains around Tal, Annapurna, Nepal

Around Bagarchhap, Annapurna, Nepal

Danakyu, Annapurna, Nepal

View from Timang, Annapurna, Nepal

Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit la uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon periple. Il n’y a rien de reflechi, comme c’est ecrit sur l’instant, donc a prendre avec des pincettes. C’est la uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Samedi 30 Octobre 2010 : Journée bus, départ 7h, arrivée 18h, pour rejoindre Besi Sahar, où va commencer mon trek dans la région des Annapurna. C’était prévu 6h de trajet, mais avec deux accidents de bus en route, il y en a eu pour un peu plus longtemps. Le bon côté des choses, c’est que nous, on est toujours en vie… Du coup, je commencerai le trek que demain, là il fait déjà nuit. Pris d’une grande envie d’aller aux toilettes après cette longue route, je me suis jeté dés l’arrivée dans le premier “hôtel” que j’ai trouvé ; ce n’est sûrement pas le moins cher de la ville, sûrement pas le plus propre, mais je suis certains que c’est celui qui a les plus grosses araignées ! Plat de nouilles dans un bouiboui où une une petite népalaise pas plus haute que trois pommes, une passoire sur la tête, n’a pas arrêté de me dévisager de toute son adorable curiosité enfantine. Dodo maintenant, en espérant pouvoir me mettre en marche à l’aube.

Dimanche 31 Octobre 2010 : Around Annapurna J.1 – Besi Sahar (760m) -> Bahundanda (1310m)
Première journée et petite journée. N’ayant pas fait de trek depuis le Groenland, on va prendre le temps de se remettre en état. Côté sac à dos, je crois qu’il y en a pour une 20aine de Kg. Même si ce n’est normalement pas nécessaire, je suis parti avec mon matériel de camping + une semaine de nourriture + 25 jours de barre chocolatées et autres barre de céréales. Mis à part ces dernières qui sont là afin de garantir mon moral et énergie quotidienne, le reste me permet de pouvoir m’arrêter à tout moment et d’avoir un repas chaud ainsi qu’un endroit au sec où dormir. Faisant ce périple en solitaire, j’ai appris qu’on n’est jamais trop prudent, et je ne prends pas le risque de ne pas revenir entier et en bonne santé sur ce coup là. Puis, au fond, j’aime bien porter mon gros sac, c’est un bon exercice. Aujourd’hui, je me suis mis en marche à 7h du matin pour arriver vers 14h. Je ne m’attendais pas du tout à ce genre de paysage. C’est très vert, très tropical. Et si au final je croise peu de touristes, il y a énormément de villages et locaux tout du long. Pour le moment, j’ai plus l’impression de faire une visite des villages népalais que du trek en haute montagne. D’un autre côté, cela a son charme aussi d’être au contact permanent de la population (et des ânes), et c’est évidemment moins éprouvant physiquement car les chemins sont plus faciles, sans compter qu’il semble toujours y avoir un endroit où avoir un repas ou coins chaud où dormir. Pour le moment, à 1310m d’altitude, je suis curieux de voir comment ça va évoluer lorsque j’atteindrai les 5000m. A midi, j’ai testé la spécialité locale, le Dhal Bat : du riz avec quelques pommes de terre et autres légumes verts, le tout accompagné d’une sorte de bouillon aux lentilles. En plus d’être bon et simple à préparer, ça a l’avantage d’être servi à volonté, ce qui forcement a le don de me faire plaisir après quelques heures de marche. Au dessert, on m’a proposé de la Marijuana. Je crois que je vais attendre encore un peu avant de tester ce genre de spécialités…
Ce soir, dodo avec une belle vue sur la vallée. Hébergement négocié pour une bouchée de pain, car au final ils se font l’argent sur les repas que je consomme. Douche froide, après tout ce que j’ai transpiré, ce n’est pas pour me déplaire ; je n’ai pas l’habitude de marcher dans ce genre de climat tropical et humide… vivement de prendre un peu d’altitude que ça se rafraîchisse. Un petit repas et un gros dodo.

Lundi 01 Novembre 2010 : Around Annapurna J.2 – Bahundanda (1310m) -> Tal (1700m)
Aujourd’hui, je me rends compte que je fais face à plusieurs problématiques que j’ai bien l’intention de régler rapidement.
1.Le matin je déborde d’énergie, et j’avance bien, mais l’après midi, c’est ridicule et je traine la patte en permanence. Même si je fais des journées correctes (aujourd’hui 6h30-14h), j’aspire tout de même à plus d’énergie. Je crois que le Dhal Bat que je mange le midi y est pour quelque chose. Cela a beau être bon et nourrissant, niveau apport calorique et protéine, je crois qu’on peut mieux faire. Je vais donc le garder éventuellement pour le soir, avant de dormir, et commander des plats plus riches le midi. De même je crois que je vais augmenter ma consommation de barre chocolatées/céréales par jour.
2.J’avais prévu de faire quelques économies au Nepal, même si la vie n’est pas chère, mais histoire de rattraper les quelques 600 euros de dépassement de mon budget que m’a coûté la traversée du Tibet. Néanmoins, tant pis. J’ai besoin d’énergie dans l’immédiat, on verra le reste plus tard.
3.Je perds trop de sel, je transpire beaucoup, et ce soir ma chemise bleu marine était presque blanche. Je vais avoir du mal à réguler ma transpiration, par contre je peux compenser cette perte en salant ma nourriture.
4.Je manque de fun, de niak… je crois bien que c’est le fait de trekker en solitaire, et pour le moment j’ai beau croiser des touristes, je n’ai pas vraiment accroché sur un groupe. Par contre j’ai croisé cet après midi un anglais qui a pas mal bougé dans la région, et il m’a donné beaucoup de conseils intéressants. A voir, mais je pense que par la suite je vais sortir de l’itinéraire classique pour trouver un peu plus de nature sauvage. Cela devrait surement apporter un peu de piment et donc de fun à ma balade.
Tout ceci pris en compte, ça devrait aller mieux. De toutes façon, c’est toujours le début qui est difficile (physiquement et nerveusement). Mais ça ne peut que s’améliorer. Je dors ce soir encore en auberge, vu qu’on peut négocier la chambre à moins d’un euro, ça ne vaut pas le coup de sortir la tente. Je la garde donc pour plus tard, quand ce sera plus sauvage. Pour finir sur une anecdote, j’ai pour habitude de dire “Namaste” quand je croise des locaux, histoire de les saluer en népalais. Je trouve ça toujours agréable quand ma route croise la leur de faire un petit coucou. Néanmoins, je n’avais pas souvent de réponse, et quand j’en avais, ils me répondaient d’une voix prononcée. J’ai donc compris que j’étais trop timide. Désormais, quand je croise quelqu’un, je crie “Namasteeee !!” que tout le monde m’entend à 3km à la ronde. Maintenant, on me répond presque toujours ! Et pour les réticents… je crois que de toutes façon ils sont sourds.

Mardi 02 Novembre 2010 : Around Annapurna J.3 – Tal (1700m) -> Danakyu (2300m)
Nuit passée dans la maison des Goonies. Il n’y avait pas Sinok, mais la propriétaire était le portrait craché de la Mama du film. Amusant d’ailleurs, car il y avait des photos d’elle un peu partout dans l’hôtel ; assez étrange, mais amusant. Aujourd’hui, j’ai préféré m’arrêter à mi-chemin pour me reposer, plutôt que de continuer à forcer. J’ai eu de la fièvre la nuit passée, encore un peu aujourd’hui. Je ne sais pas vraiment d’où ça vient, mais j’espère que ça va partir rapidement, car ne m’aide pas trop. A côté de cela, j’ai vraiment du mal à trouver la motivation d’avancer. Je suis un voyageur solitaire qui n’aime pas voyager seul, ce qui est un problème mon cher Watson. J’espère parvenir à me booster suffisamment demain pour rattraper le temps “perdu” d’aujourd’hui. Cela dit, je ne regrette pas de m’être arrêté en route ; le coin est fort sympathique et l’auberge ainsi que sa propriétaire, charmantes. En terme de paysages, on commence à voir de la haute montagne ; vivement la suite.

Mercredi 03 Novembre 2010 : Around Annapurna J.4 – Danakyu (2300m) -> Chame (2670m)
La nuit passée a été assez désagréable, avec des diarrhées sur diarrhées. Je retrouve les mêmes symptômes que j’avais en Mongolie. Je ne sais pas si ça vient de l’eau ou de la nourriture, et le plus frustrant c’est justement de ne pas savoir, mais il y a quelque chose. Du coup, je fais doublement attention maintenant. J’arrête de stocker l’eau dans la même bouteille en plastique pour la remplacer par une vraie gourde que je viens d’acheter. J’opte au maximum pour du riz et de la nourriture frit ou bouillie. Et pour finir, grosse cure de Coca-Cola. Le problème avec cette dernière, c’est que vu qu’il n’y a pas vraiment de système de traitement des déchets ici, chaque bouteille pleine que j’achète, c’est une bouteille vide de plus qui va se retrouver dans mon sac jusqu’à mon retour à Kathmandu. Cela dit, je suis méchant, ils ont un système de traitement des déchets, j’y ai même assisté hier : une locale, jetant une grande corbeille d’ordures de type plastique et autre derrière une falaise. C’est juste que cette manière de faire ne correspond pas vraiment avec mon éthique personnelle… Pour le moment mon estomac semble en meilleur voie, à voir ce qu’il en sera cette nuit et demain. Pour ajouter à la liste de monsieur j’ai un pet de travers… j’ai des douleurs aux cervicales anormalement prononcées. Va falloir revoir les réglages du sac à dos demain matin.
Tout ceci mis à part, j’ai passé une très bonne journée. En route pour Upper Pisang, je suis tombé sous le charme du village de Chame ; je me suis donc offert le luxe d’arrêter ma marche à mi-chemin. Les paysages laissent de plus en plus apparaître les hautes montagnes, ce qui fait plaisir aux yeux. Et petit à petit, je commence à recroiser les mêmes trekkeurs, jour après jour, ce qui apporte de la chaleur à cette balade. Je reste ce soir dans une adorable auberge où la charmante propriétaire m’a préparé de bons petits plats. Quant à demain… de nouvelles aventures.

 
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Lhasa to Kathmandu 4/5 : Himalayan mountains to tropical forest

27 Oct 10

Another amazing day in Tibet.

Une nouvelle journée magique au Tibet.

Not far from E.B.C.

Road to Himalayan mountains, 1

Jeep in the middle of Tibet

Desert area

Road to Himalayan mountains, 2

Himalayan mountains and prayer flags

Road to Zhangmu

Mountains and forest around Zhangmu

Mountains, forest and waterfalls around Zhangmu

Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit la uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon periple. Il n’y a rien de reflechi, comme c’est ecrit sur l’instant, donc a prendre avec des pincettes. C’est la uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Mercredi 27 Octobre 2010 : La nuit a été assez longue. A plus de 5000m d’altitude le manque d’oxygène et la fraîcheur font qu’il est difficile de tomber dans un sommeil profond. On dort un peu, on se réveille, on re-dort un peu. A côté de cela, se lever dans la nuit pour satisfaire un besoin naturel, et en passant admirer le Mont Everest éclairé par la pleine lune, sur fond de ciel étoilé… ça n’a pas de prix. Tout comme le réveil avec le toit du monde aux couleurs orangées en guise de première vision, c’est magique. On a vraiment beaucoup de chance au niveau du temps. Depuis l’arrivée à Lhassa, le ciel est d’un bleu éclatant et le soleil toujours présent. Après une ration de pancakes, on s’est mis en route pour la dernière étape de notre traversée du Tibet ; de l’E.B.C. jusqu’à Zhangmu, à la frontière népalaise. Je suis vraiment étonné de la qualité de la route qu’on aura eu tout au long de ce voyage. Il n’y a principalement qu’au niveau de l’Everest où c’est de la piste, tout le reste est plutôt en très bon état. Par contre, en terme de piste, ça ne plaisante pas. Heureusement qu’on a un chauffeur qui en plus de bien chanter sait comment conduire sa Jeep, ce qui nous a permis de profiter pleinement du paysage sans se soucier des montagnes russes. Et quels paysages ! Cette journée était l’une des plus belles de la traversée. Coins arides ce matin laissant progressivement apparaître la chaîne de l’Himalaya. La vue de ces monstres montagneux est tout simplement sublime. Quant à cet après-midi, en se rapprochant du Népal, on avait l’impression d’entrer dans un pays complètement différent. D’énormes falaises boisées, ambiance gorges tropicales, avec des dizaines de cascades faisant plusieurs centaines de mètres de haut et se jetant dans le fleuve en contrebas. Les mots manquent, mais l’admiration du paysage est à son comble. On dort ce soir à quelques minutes de la frontière qu’on traversera demain. L’occasion d’avoir un bon repas en compagnie de Motohiro et Murao qui ont changé leur itinéraire et qui nous ont donc retrouvé ici. Cela va être dur de quitter le Tibet demain. Dekyi nous a vraiment offert une belle traversée. Le groupe était adorable, et le Tibet (ainsi que les Tibétains) tout simplement mémorables.

 
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Posted in .. 2010/2011 : Greenland to New Zealand, Tibet the 27th of October, 2010

 

Mongolia horse riding 1/2 : To the Lakes and back !

16 Sep 10

Orkhon Khurkhree to Naiman Nuur : Waterfall, rivers, forests, lakes and a few gers.

Orkhon Khurkhree à Naiman Nuur : Cascade, rivières, forêts, lacs et quelques yourtes.

Orkhon Khurkhree waterfall

Horses and guide

Camping and fire camp in the forest

River in the forest

Horse riding to Naiman Nuur

Mongolian ger into the fog

Foggy horse rope

Lake in Naiman Nuur 3

Yaks and Lake

Lake in Naiman Nuur 2

Lake in Naiman Nuur 1

Sunshine on the river

CaYuS, tent and ger

Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit la uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon periple. Il n’y a rien de reflechi, comme c’est ecrit sur l’instant, donc a prendre avec des pincettes. C’est la uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Lundi 13 Septembre 2010 : Il semblerait que mon corps se remette petit à petit. Pas encore le paradis, mais au moins je n’ai plus de fièvre. Je traite désormais toute l’eau que je bois (c’est possible que ça vienne de là également, car toutes les rivières ici sont entourées de bétail…), et j’essaie de faire attention à ce que je mange. Pas évident quand on ne veut pas vexer celui qui nous offre de la nourriture. Du coup, ce matin j’ai abandonné Sylvain et Guillaume pour enfin partir à cheval. Dans l’équipe, un guide Mongol avec sa monture, un cheval de bat pour les affaires, et mon fidèle destrier. A l’heure qu’il est, j’espère que Guillaume et Sylvain auront réussi à trouver une jeep pour rentrer à la capitale. Pour ma part, c’est la vraie aventure qui commence ! Galoper cheveux au vent dans les steppes Mongoles, tout en passant rivières, forêts, troupeaux de yaks et autres chevaux en libertés… un rêve qui fait mal aux bijoux de famille. ça devrait aller mieux avec un petit temps d’adaptation. Je suis déjà très content d’être passé du stade “mais tu vas avancer oui ? Chu ! Chu !” (“chu” = expression utilisée par les Mongols pour faire avancer leurs chevaux) à celui du galop. Cela fait quand même plaisir après 15 ans sans être monté, et dans l’absolu la première fois a monter en liberté, hors d’un manège. Mon guide ne parle pas un mot d’anglais, donc notre communication en Mongol est quelque peu rudimentaire. Je suis content d’avoir mon petit phrasebook Lonely Planet, ça m’aura sauvé la mise plus d’une fois. Ce soir, au coin du feu, campement en forêt dans le beau parc national de Naiman Nuur, je profite de la vie. En tous cas, c’est amusant, je crois que mon guide est limite plus curieux de moi et de mon équipement que je ne suis de lui. Toujours à regarder comment je m’installe, content de m’aider à monter ma tente, ou chercher à comprendre comment marche ma pierre à feu. En ayant une communication limitée, cela crée tout de même une certaine complicité qui est agréable. Sur ce, dodo.

Mardi 14 Septembre 2010 : Le temps vire au vinaigre. Il a plu cette nuit, et c’était encore bien couvert/pluvieux toute la journée. Ce matin, on a pris les chevaux pour monter dans la montagne en direction des huit lacs. C’est qu’ils sont robustes ces petits gars ; ils grimpent bien ! J’apprécie de plus en plus la compagnie de mon guide. Attentionné, et il est souvent en train de chanter des chants Mongols quand on est à cheval. Cela donne un côté vraiment spécial à la balade. A plusieurs reprises, il me laisse également mener la marche, ce qui me donne aussi le plaisir de l’exploration du haut de ma monture. Je l’aime bien aussi ce dernier, il a des bonnes qualités de trekeur, même si comme moi, il a toujours envie de s’arrêter pour manger. Mais il va toujours essayer de trouver le chemin le plus simple, quitte à faire un détour, même si encore des fois, on n’est pas toujours d’accord, et le chemin simple pour lui, peut dire que c’est moi qui me mange des branches de sapin. Vers midi on est arrivé aux lacs sous un temps bien rafraîchi. On s’est donc réchauffé dans une yourte du coin, et on a décidé de camper là, car il n’est pas impossible qu’il neige dans la nuit. Néanmoins, on a fait une dernière petite balade cet après midi, sans cheval de bat, juste pour se faire plaisir autour des lacs. Mon guide a voulu me montrer ce que nos montures avaient dans le ventre ; il a donc accroché mon cheval au sien, et il est parti dans des galops sur sol rocheux qu’il fallait mieux être bien accroché. On voit qu’il connait son métier, tout comme les chevaux. On s’est malgré tout fait quelques petites frayeurs à se retrouver face à des gros rochers ou des trous qu’on n’avait pas vus, sachant que ce n’est pas évident de contrôler les bestiaux quand les deux sont accrochés ensemble. Mais c’était malgré tout un bon entrainement, et définitivement un bon divertissement. Qui plus est, j’ai re-réglé mes étriers ce matin, en un peu plus court, ce qui fait que j’arrive mieux à amortir mon poids et donc soulager mon popotin ! Ce soir, on va se passer de la tente au profit d’un bon dodo au chaud près du poêle de la yourte. Au moins cette fois il ne s’agit pas d’une yourte à touristes avec écran plat, lit et machine à laver… tout le monde par terre et aménagement traditionnel. Malheureusement, leur gentillesse inégalée fait que j’ai encore eu le droit à plusieurs rations de lait de jument, beurre de fromage et autre thé au lait… le tout au détriment de mon estomac qui crie pour un retour express dans la capitale. Cela dit en retour, ils ont beaucoup aimé mon mélange de noix/noisettes/fruits secs. Encore cinq jours de dada, et on va essayer de rentrer se remettre en forme !

Mercredi 15 Septembre 2010 : Souvenir étrange d’une nuit d’été en Mongolie. Vers 1h du matin, j’ai quitté la yourte pour satisfaire un besoin naturel. Au milieu de nul part, c’est la nuit noire. Muni de ma lampe frontale, je me dirige à quelques dizaines de mètres, et je fais comme chez moi. Un bruit sourd se rapproche de derrière, je me retourne… et je vois un énorme yak, attiré par le bruit, venu assouvir sa curiosité. C’est assez bizarre comme situation. Heureusement encore que le bestiau a plus peur de l’homme que l’inverse ! Au matin, la brume laisse petit à petit apparaître un temps et des paysages magnifiques. Du coup, on en a profité pour aller voir d’autres lacs dans le coin. Quatre heures de trot dans des endroits sublimes aux charmantes couleurs automnales. Je regrette seulement que mon ventre me transforme ce plaisir en une douleur permanente. J’ai vraiment hâte de guérir, je prends des médicaments anti-diarrhéique, et même si au fond je traite toute l’eau que je bois (Micropure forte : chlore + ions d’argent), je ne suis pas certains que cela soit entièrement efficace contre tous les microbes présents dans les fientes de bétail qui entourent les points d’eau. Enfin, on verra au long terme pour en tirer des conclusions. A midi, on a récupéré les affaires dans la yourte où on a passé la nuit, et on s’est mis en route direction Kharkhorin. On a donc un jour pour rejoindre le camp où j’ai laissé Guillaume et Sylvain, et trois jours pour faire le voyage qu’on a fait en jeep à l’aller. Au moins, il fait beau, et les paysages valent vraiment le détour… ça vaut bien un mal de ventre permanent (enfin je crois…).

Jeudi 16 Septembre 2010 : Pas trop mal au bidon aujourd’hui et très beau soleil ; on a donc pu rejoindre le camp dans la joie et la bonne humeur en début d’après midi. Ce qui a laissé à tout le monde, chevaux compris, l’occasion de se reposer avant d’attaquer le gros morceau restant : 130 km pour les trois prochains jours. En passant, je suis toujours surpris à quel point nos montures peuvent être effrayées pour un rien. Ce matin, on avançait au pas, je regardais le paysage, bercé par mon cheval. Sur un rocher. un aigle prend son envol. Je savoure l’instant qui dure une micro-seconde, car mon cheval prend peur et se met à partir dans tous les sens. Et pire, des fois il ne sait même pas pourquoi avoir peur, mais par solidarité, si il voit son pote cheval d’à côté s’effrayer, il va en faire autant. Alors on serre rapidement les jambes pour rester en selle, et on tire sur les rennes pour calmer la bête, et surtout, on remercie que cela n’arrive pas quand on est en plein galop…
Sur le chemin, on s’est arrêté dans un petit magasin pour acheter deux trois gâteaux. En sortant, mon guide me fait signe de lui acheter des cigarettes. Évidemment que oui, mais de retour dans le magasin, pas un mot, il ne voulait même pas me dire ce qu’il voulait comme marque. Vu ma culture en la question, j’ai pris un paquet au pif. Mais c’est étrange, je n’ai pas compris s’il était gêné de montrer à la vendeuse que je lui payais quelque chose, ou s’il y avait une autre raison… j’avoue ne pas avoir saisi. Bref. Demain sera une longue journée. Repos.

 
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Posted in .. 2010/2011 : Greenland to New Zealand, Mongolia the 16th of September, 2010

 

Skaftafell : The return of the fog

06 Aug 10

Waterfalls, mountains and foggy weather (again).

Chutes d’eau, montagnes et beaucoup de brouillard (encore).

Svartifoss waterfall in Skaftafell

Grass houses in Sel, Skaftafell

The tree and the rock in Lambhagi, Skaftafell

Kristinartindar foggy mountains in Skaftafell

Skaftafellsjokul, foggy glacier in Skaftafell

Iceberg choked lagoon in Skaftafell

Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit la uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon periple. Il n’y a rien de reflechi, comme c’est ecrit sur l’instant, donc a prendre avec des pincettes. C’est la uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Mercredi 04 Août 2010 : Journée bus. Il n’est pas possible d’aller de Myvatn à Skaftafell en une traite, on est obligé de stopper à Hofn. Du coup, j’espérais finir les 120km restants en stop, mais après 40min d’attente infructueuse, et vu qu’il était déjà 18h, j’ai préféré renoncer à l’idée. Pas le courage ce soir de me retrouver au milieu de nul part et de devoir faire avec. Donc camping à Hofn, et je reprendrais le bus demain pour Skaftafell. Sinon toujours mal aux pieds, j’espère qu’ils vont vite récupérer, car entre les treks à venir et le Groenland qui se rapproche, ce serait bien d’être en état !

Jeudi 05 Août 2010 : Arrivée à Skaftafell dans la pluie et le brouillard. Du coup, je me suis contenté d’une petite balade aujourd’hui pour aller voir la chute de Svartifoss, les “maisons facon herbe” de Sel, et par hasard d’un détour, tomber sous le charme de l’arbre et son rocher à Lambhagi. C’est qu’il y a tellement peu d’arbres en Islande, que cela fait du bien d’en croiser de temps en temps. Et celui la avait vraiment un côté magique. D’ailleurs il est protégé, donc je ne suis pas le seul à le penser.
Je suis inquiet par la météo avec les treks à venir. Si ça pouvait se dégager un peu, je reste une journée de plus pour faire les 17km du “Skaftafellsheidi Loop”. Mais si il continue à pleuvoir ainsi, je crois que je vais partir pour Landmannalaugar, histoire d’avoir un peu plus de temps la bas. Dire que d’habitude Skaftafell est un coin réputé pour y faire plus beau que dans le reste de l’Islande… c’est bien ma veine!

Vendredi 06 Août 2010 : Quel plaisir quand au bout d’une journée de trek on aperçoit enfin l’arrivée à l’horizon! Ce matin, temps moins couvert qu’hier, du coup je suis resté un jour de plus à Skaftafell pour faire la fameuse boucle de 22km (17km + 5… oui, je me suis perdu une fois de plus, sinon ça aurait été trop facile) avec un sac de 10Kg, le tout en 6h40. La randonnée était assez jolie même si cela aurait été mieux avec un peu plus de soleil, surtout la deuxième partie qui était un mélange de pluie et de brouillard. Mais bon, on ne va pas se plaindre, ça aurait pu être pire!
Il semblerait que je commence a trouver un rythme qui me convienne : Pause/encas au bout d’1h30 de marche, et repas au bout de 3h. Et ainsi de suite. Maintenant, à voir ce que cela va donner avec mon gros sac sur le dos ; ça risque de ne pas être la même histoire. On verra demain. Sinon cette nuit, le deuxième support de ma tente s’est cassé. Je ne m’étonne plus de l’avoir achetée à 90euros a Decathlon celle-la. Enfin, elle tient encore debout pour le moment…

 
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Posted in .. 2010/2011 : Greenland to New Zealand, Iceland the 06th of August, 2010

 

Around Myvatn

03 Aug 10

Myvatn : Volcanic area, great waterfalls and relaxing nature bath.

Myvatn : Roches volcaniques, superbes cascades et bains naturels relaxants.

Landscape in Myvatn
Volcanic rocks
Waterfall Godafoss
Waterfall Selfoss
Waterfall Dettifoss 1
Waterfall Dettifoss 2
Smoke chimney close to Viti
Cave around Hverfjall
Nature hot bath in Myvatn
Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit la uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon periple. Il n’y a rien de reflechi, comme c’est ecrit sur l’instant, donc a prendre avec des pincettes. C’est la uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Samedi 31 Juillet 2010 : Rien de particulier aujourd’hui. Nuit d’hôtel à un prix exorbitant, mais qui m’aura au moins permis de laver et sécher complètement toutes mes affaire : enfin ! Après un bon petit dej’ à volonté @ Edda, direction les PCs internet de la ville. Ce sont des sessions de 10min par personne, donc avec le roulement, cela prend du temps, mais j’ai bon espoir que d’ici la fin de la journée je pourrai enfin mettre à jour mon blog et répondre aux mails en attente.
A noter que lors du séjour à Hornstrandir, le dernier trek qui s’est bien passe et donc sur lequel je pense pouvoir me baser faisait 13km et ce n’était que du chemin de montagne (voir le plus souvent pas de chemin, mais des passages rocheux, neige, rivière, ascension, descente… bref, assez complet). Avec Tom il nous aura fallu un peu plus de 6h pour le finir et c’était bien crevant. Tant que je ne suis pas rodé, je pense que c’est une bonne référence pour planifier les prochains treks.

Dimanche 01 Août 2010 : Journée bus pour aller d’Isafjordur à Akureyri. Fête nationale aujourd’hui et demain, du coup la majorité des magasins sont fermés. Grumpf.

Lundi 02 Août 2010 : Je suis heureux ! J’ai fait plein de choses aujourd’hui. Je commence à trouver un régime alimentaire qui me convient (bien que ma peau ne soit pas fan du régime féculent, et me le fait savoir avec des crises d’acné permanente digne de la puberté, mais bon c’est une autre histoire), et sinon je suis bien détendu.
Après une courte nuit cause de fête nationale (tous les jeunes du camping ont bu et festoyé jusqu’au petit matin), j’ai pris le bus pour voir les chutes de Godafoss, puis arriver à Myvatn. 2h30 de net a l’hôtel Reykjahlio au prix d’une heure (qu’ils sont gentils) pour enfin finir la mise à jour de mon blog. Petit trek pour aller voir le cratère d’Hverfjall et surtout tomber sur une belle cave avec des sources d’eau chaude, pour finir la journée en se détendant aux bains de Myvatn. Juste génial et tellement relaxant. En plus, un islandais m’a ramené au retour (première tentative d’auto-stop réussie).
En faisant le trek cet après midi j’ai confirme à quel point j’étais distrait quand je marchais ; je suis vite en mode automatique, perdu dans mes pensées. Et du coup, même sur un chemin simple, je perds souvent ma route. L’erreur que j’avais tendance à faire était de continuer en essayant de trouver une route annexe, car je n’aime pas faire demie tour… mais vu les résultats chaotiques que cela a donné, maintenant je reviens sur mes pas et je fais en sorte de retrouver le bon chemin. Du coup, je perds 10min et pas 5h a continuer dans une mauvaise direction ! Allez encore un peu d’entrainement et peut être qu’un jour, petit scarabée randonneur deviendra grand !

Mardi 03 Août 2010 : De belles cascades ce matin, entre Selfoss et surtout l’impressionnante Dettifoss. On se sent tout petit à cote! Cet après midi, trek entre le cratère Viti et Reykjahlio environ 13km avec un sac de 10kg, le tout en 2h35. Sac plus léger et chemins assez faciles, mis a part le passage avec les roches volcaniques, mais au moins cela me permet de reprendre confiance avant d’attaquer les prochaines étapes qui seront beaucoup plus sérieuses, entre Skaftafell, Landmannalaug et Thorsmork ! C’était ma dernière journée dans la région de Myvatn. Demain route vers le Sud.

 
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Posted in .. 2010/2011 : Greenland to New Zealand, Iceland the 03rd of August, 2010

 

New Zealand

12 Mar 09

Renting a campervan with Lolo & Pierrot and crossing this amazing country, full of Nature and forgotten places. And sheep. Some of the greatest landscape I’ve ever seen are in the south island of New Zealand (Some pictures are © Lolo & Pierrot).

Location d’un van avec Lolo & Pierrot et départ à la découverte de cet incroyable pays, rempli de Nature et d’endroits oubliés. Et de moutons. Certains des plus beaux paysages qu’il m’a été donné de voir se trouvent dans l’île sud de la Nouvelle Zélande (Certaines photos sont © Lolo & Pierrot).

Wicked Campervan in New Zealand

Campervan into the road, New Zealand

Vine in New Zealand

Sheep and Mountains in New Zealand

Countryside in New Zealand

Forbidden Lake in New Zealand

Lake into the forest, New Zealand

Blue Rivers in New Zealand

Amazing Lake 1 in New Zealand

Amazing Lake 2 in New Zealand

Amazing Lake 3 in New Zealand

Rocks & River in New Zealand

Enjoying... Rocks & River in New Zealand

 
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Posted in 2009 : Around the world in 45 days, New Zealand the 12th of March, 2009