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Freycinet National Park : paradisiacal beaches and Wilson

16 Dec 10

Between sea and mountains, a beautiful place to relax for a few days.

Entre océans et montagnes, un magnifique coin pour se reposer quelques jours.

Mount Amos, Freycinet National Park, Tasmania

Wineglass Bay from Mount Amos, Freycinet National Park, Tasmania

Wineglass Bay, Freycinet National Park, Tasmania

CaYuS and Wilson the Wallaby, Freycinet National Park, Tasmania

Bennett's Wallaby, Freycinet National Park, Tasmania

Sunset at Cooks Beach, Freycinet National Park, Tasmania

Sunset on the beach, 2, Freycinet National Park, Tasmania

Sunset at Honeymoon Bay, Freycinet National Park, Tasmania

Sunset on the beach, 1, Freycinet National Park, Tasmania

Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit la uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon periple. Il n’y a rien de reflechi, comme c’est ecrit sur l’instant, donc a prendre avec des pincettes. C’est la uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Samedi 11 Décembre 2010 : Journée repos. La joie de ces jours d’après treks où tout semble plus confortable et goûtu que d’habitude. Bref, ça fait du bien !

Dimanche 12 Décembre 2010 : J’ai passé la journée à essayer de trouver un moyen simple d’organiser mon prochain trek qui n’est pas simple. Du coup, en accord avec moi-même, j’ai décidé de changer mes plans. La semaine à venir devrait donc voir un peu moins de boue et de sangsues et un peu plus de paysages paradisiaques. Allez, c’est décidé, demain je pars en vacances.

Lundi 13 Décembre 2010 : Après une matinée dans le bus, je suis arrivé en début d’après midi aux portes de Freycinet National Park. Sur la côte Est de la Tasmanie, l’endroit est réputé pour avoir certaines des plages les plus sexies de la planète. Je vais donc y passer quelques jours pour m’y balader, tout en profitant du paysage. Ce soir, je campe près de la charmante crique au nom évocateur d’Honeymoon Bay. Après avoir profité de quelques heures avec un bon bouquin, bercé par le bruit des vagues et le chant des oiseaux, le tout clôturé par un beau coucher de soleil, je peux dire que l’endroit est plus que revitalisant.

Mardi 14 Décembre 2010 :Cette journée avait tout du paradis sur terre ; ce soir j’ai le moral remonté à bloc comme je ne l’avais pas eu depuis un moment. Certes j’apprécie toujours autant de marcher dans le froid et la boue jusqu’aux genoux, rien de tel pour se sentir vivant et l’âme d’un explorateur. Néanmoins, pouvoir apprécier une journée sortant tout droit d’un catalogue de vacances paradisiaques, ça a son charme aussi ! J’ai quand même marché 5 heures aujourd’hui, le plaisir étant toujours plus apprécie considérant l’effort effectué pour l’obtenir. J’ai traversé plusieurs magnifiques plages sous un soleil éclatant, entre Hazards Beach et Bryans Beach pour finalement camper à Cooks Beach. Au matin, longeant l’océan turquoise, un groupe de 7 à 8 dauphins a fait son apparition sous mes yeux. Ils étaient juste là, à une 30aine de mètres de la rive. Sautant chacun leur tour, ils remontaient le long de la côte. C’était magique. L’espace d’un instant j’ai failli jeter mon sac à dos et mes vêtements pour tenter de les rejoindre, mais considérant leur vitesse de croisière et mon absence de palmes, j’ai vite abandonné l’idée. Je les ai donc suivis du regard, bouche bée, jusqu’à ce qu’ils disparaissent dans la grande bleue.
J’ai quand même piqué une tête un peu plus tard dans l’après midi, l’eau est si transparente qu’il est difficile d’y résister. Plutôt fraîche par contre. Le reste de la journée a été passé à admirer les Wallabies venant jouer autour du camping, ou plutôt finir nos restes, ainsi que lire sur la plage au coucher du soleil. Au moment où j’écris ces lignes, une énorme mouette fait preuve d’une technique d’alimentation dont elle seule détient le secret ; elle attrape de gros coquillages, prend quelques mètres d’altitude, puis les lâche sur les rochers dans l’espoir qu’ils éclatent révélant ainsi un festin. Manque de chance, toutes les tentatives dont j’ai été témoin ont donné suite à un coquillage, une fois au sol, égaré dans un endroit inaccessible pour l’oiseau.
Sur ce, dernier coup d’oeil au beau ciel teinté d’orangé et au dodo !

Mercredi 15 Décembre 2010 : Peu de temps après avoir rejoint ma tente, le vent s’est mis à souffler sans relâche. Quand la dame à l’office de Tourisme m’avait annoncé une tempête pour aujourd’hui, je m’attendais à un gentil petit tempillon. Ce matin, c’était plutôt naissance d’un Tsunami… Cela dit, ma tente tenant toujours le coup, tout va bien. Néanmoins je n’ai pas tardé à lever le camp pour me mettre en route pour Wineglass Bay, via le Mont Graham. Je suis arrivé à destination 4h30 plus tard après avoir essuyé vent, pluie et visibilité quasi nulle. Dommage pour une étape où j’étais sensé profiter de la vue sur l’ensemble de la péninsule. Quelques heures plus tard, l’océan déchainé s’est finalement apaisé, les nuages se sont dissipés et le soleil est revenu briller de tous ses éclats ; tout comme si la tempête matinale n’avait jamais existé. Le climat en Tasmanie est vraiment surprenant !
Alors que je profitais d’un moment lecture sur la plage, le coin tellement beau, j’ai longtemps hésité à remettre mes chaussures de marche et grimper le sommet voisin pour prendre quelques photos de cet endroit paradisiaque. J’ai voulu le faire… vraiment. Mais j’étais tellement bien sur ma plage, les doigts de pied en éventail que je me suis dit… demain. Puis j’ai continué à lire. En passant, j’ai failli ne pas l’acheter, mais je suis finalement content de l’avoir amené avec moi ce gros bouquin. C’est le premier livre que je lis de tout mon voyage qui ne soit pas un Lonely Planet. Cela fait du bien de pouvoir s’évader un peu l’esprit et d’avoir de quoi occuper ses soirées ! Il s’agit tout de même d’un livre sur des explorateurs, on ne me changera pas pour autant, mais un peu d’inspiration ne fait jamais de mal.

Jeudi 16 Décembre 2010 : A plusieurs reprises, je me suis réveillé la nuit passée ; quelque chose grattait près de ma tente. N’ayant pas le courage d’investiguer plus, je tapais sur le sol pour faire fuir l’intrus tout en tentant de me rendormir. A 6h, le même bruit, cette fois à côté de ma tête. Je lève les yeux, encore à moitié endormi, découvrant la bouille d’un Wallaby entre ma toile de tente et ma moustiquaire, le pif rivé sur mon gros sac de nourriture. Non motivé à partager mon butin, c’est de toutes façon interdit par le règlement du Parc National, je fais fuir le bestiaux en lui jetant trois brindilles et en criant “Méchant Wallaby !”. Puis je me rendors aussitôt. Aujourd’hui est un jour de grasse matinée après tout, et j’avais bien l’intention d’en profiter. Sorti de ma tente quelques heures plus tard, j’ai été pris d’un sentiment de remord. Au fond, c’est moi l’intrus ici. Je suis donc allé retrouver l’animal pour lui présenter mes excuses, on s’est serré la pince, pris en photo, on a discuté de la vie et le reste… puis je l’ai évidemment baptisé Wilson. Après toutes ces aventures, je me suis quand même mis en route pour grimper Mont Amos. Du haut de ses petits 454 mètres, ça n’en reste pas moins une montée assez technique et du coup plus que plaisante. Au sommet, la vue sur la péninsule est splendide. Après avoir papoté là-haut une demie heure avec un routard australien, comme si on se connaissait depuis toujours, j’ai attaqué le chemin du retour. La descente, plus sportive, m’a permis de me rappeler deux règles essentielles : D’une quand on se perd, s’arrêter, regarder autour de sois en quête d’un repère, et par défaut faire demie tour jusqu’au dernier repère rencontré. Le coup du “en continuant je finirai bien par retomber sur mes pas” est rarement une bonne technique. De deux, le ridicule ne tue pas, mais la fierté oui. Même si cela veut dire descendre les trois quarts de Mont Amos en se laissant glisser sur les fesses. Puis au fond, c’est un peu comme descendre des toboggans en canyoning ! Sauf qu’ici, il n’y a pas d’eau. En chemin, j’ai croisé une mamie qui ne semblait pas plus perturbée que ça par la grimpe à effectuer. Comme quoi, j’ai encore beaucoup à apprendre de mes aînés.
Ce soir, je campe une fois de plus à Wineglass Bay vu que mon bus ne part que demain. Puis c’est plutôt très chouette ici, le seul problème, c’est qu’il n’y a pas vraiment de beau point d’eau potable à proximité. De plus, ma petite gourde d’1 litre réduit ma capacité à faire des provisions. Vu que sur la balade d’aujourd’hui j’ai croisé plusieurs sources convenables, j’avais bien envie de ramener suffisamment d’eau pour être tranquille jusqu’à demain. Pour ce faire, j’ai voulu tester une technique dont les plus grands m’avaient vanté le succès depuis longtemps : le préservatif. Quand on dit que ça peut vous sauver la vie, c’est aussi pour ses facultés à transporter de l’eau ! Je me suis donc mis à l’oeuvre, remplissant ce qui avait tout l’air d’une énorme bombe à eau. Et puis… euh… disons que cela aura tenu quelques mètres avant d’exploser. Donc à l’avenir, c’est décidé, j’opterai pour des préservatifs taille XXL et super résistant. Dire qu’après certains disent qu’on est trop optimiste. Bref. Je crois que pour cette fois, je vais me contenter de l’eau verdâtre du petit ruisseau longeant le camping. Je n’en suis pas mort hier, je tiendrai bien encore un jour.

 
7 Comments

Posted in 2010/2011 : Greenland to New Zealand, Tasmania the 16th of December, 2010

 

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  1. meme

    20 December 2010 at 11 h 28 min

    HAN c’est toi le méchant c’est pas le walabiiiii

    !!!
    xD

     
  2. Karine

    20 December 2010 at 16 h 22 min

    c’est vraiment magnifique, quelle chance tu as!!! et de voir des dauphins, ça devait etre génial!!! qu’est ce que je t’envie!!! j’espère que tu en profites vraiment, en tous cas c’est l’impression qu’on en a en te lisant, je suis tellement contente pour toi!!! vives les vacances! je t’aime fréro

     
  3. CaYuS

    22 December 2010 at 23 h 59 min

    meme > Ah bah merci pour le soutien … :)

    Karine > je crois que tu as tout dit… vives les vacances !

     
  4. Cathie Toupet

    26 December 2010 at 18 h 09 min

    Que du bonheur apparemment…… Je pense toujours très fort à toi……. et j’ai l’impression…. que plus ça va plus tu te rapproches…….. désolée pour les vacances…. mais quand je lis les commentaires… il est temps que tu rentres avant….. que d’autres n’attrapent la maladie… du partir…..
    Profites en bien… Je t’aime

     
  5. CaYuS

    28 December 2010 at 7 h 44 min

    Maman > Et oui, c’est pour bientot maintenant ! Youhou ! :)

     
  6. audrey

    30 December 2010 at 13 h 45 min

    youhou cousin, je t’oublie pas =) je te fait d’énormes bisous tes paysages là font tellement rêver!! je pensais passer mes derniers jours à Hawaï mais enfaite je vais changer pour la NZ !!!!
    mdr
    à bientôt

     
  7. CaYuS

    2 January 2011 at 23 h 40 min

    Audrey > Cela dit je pense qu’Hawai ca doit etre pas mal non plus :D
    Enormes bisous a toi cousine !