Starting point of the 150km hike in Tasilaq fjord : Glaciers, river crossing, mud party and first injuries.
Point de part des 150km de trek au niveau du fjord de Tasilaq : Glaciers, traversee de rivieres, fete de la boue, et premieres blessures.







Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit la uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon periple. Il n’y a rien de reflechi, comme c’est ecrit sur l’instant, donc a prendre avec des pincettes. C’est la uniquement pour les plus curieux qui ne seraient se contenter des photos.
Lundi 16 Aout : Quelle journee ! Temps correct ce matin, donc George (“Guillorg”), un chasseur de Kulusuk, a pu nous amener dans son petit bateau a notre point de depart du trek. Apres s’etre arrete en route pour enterrer notre depot de nourriture qu’on est sense recuperer si tout se passe bien dans 5 jours, on a pu commencer a se mettre en marche vers midi : enfin !
Le paysage pour le moment fait assez penser a l’Islande, mais en plus grand et majestueux. Avec les nombreux glaciers croises en route, on a eu pas mal de rivieres bien froides a traverser. J’ai essaye jusqu’au dernier moment de garder mes chaussures pour rester au sec, en sautant de rocher en rocher, alors que les autres etaient deja en sandales, mais la derniere riviere etait vraiment trop risquee a faire ainsi. Du coup, pour me rattraper, je l’ai traversee 5 fois : 1 fois en reperage, 1 retour, 1 fois pour amener mon sac a dos, 1 retour, et 1 derniere fois pour amener le sac de Tsuyako car je ne la sentais pas tres rassuree pour traverser avec son gros sac. Surtout en considerant les sortes de glacons geants qui se detachaient du glacier et qu’il fallait essayer d’eviter pour eviter de se faire mal et de se destabiliser. Peu de temps apres, on s’est retrouves dans des especes de sables mouvants boueux, ou Tsuyako s’est faite une belle frayeur en s’enfoncant jusqu’aux hanches ; je l’ai rattrapee comme j’ai pu. Au final, on a etabli campement non loin, entre montagnes, cascades et lumieres orangees de couche de soleil. Cela fait definitivement du bien d’etre ici, et en groupe. Meme si on n’a pas tous le meme rythme, tant que tout le monde arrive a suivre… puis heureusement l’ambiance est chouette et la guide extra. Pour finir, on a la chance d’avoir de la nourriture de luxe, avec un gros stock de plats deshydrates, bars chocolates, de cereales, fromage, crackers, et j’en passe. Tout ce qu’il faut pour annoncer un chouette sejour ici !
Mardi 17 Aout : Tsuyako s’est tordue la cheville aujourd’hui, et comme hier, on a eu pas mal de rivieres a traverser, ce qui nous fait perdre beaucoup de temps a chaque fois (trouver le bon endroit ou traverser, enlever les chaussures, traverser en essayant de ne pas tomber, secher les pieds glaces, remettre les chaussures, repartir…). Ce matin on a donc couvert assez peu de distance. Cet apres midi, on a essaye de faire des allez retour en marchant plus vite avec Emilie pour porter le sac de Tsuyako en plus de nos sacs respectifs, et permettre ainsi de gagner du terrain plus rapidement. Kathrin et Peter avancent assez bien, Tsuyako est donc assez genee et ne veut pas nous ralentir a cause de sa blessure. Elle parle deja de se faire rappatrier quand on arrivera au depot… Esperons que d’ici demain sa cheville aille mieux, et que ca lui redonnera confiance. En tous cas tout cela n’empeche pas que je passe un excellent sejour ici. Je m’habitue de plus en plus a porter un sac lourd, je me sens plus a l’aise au cours du trek, et forcement, je continue a apprendre de cette experience en equipe. Pour le moment, le temps est avec nous, agreable sans etre trop chaud ; esperons que ca reste ainsi pour les prochains jours.
Mercredi 18 Aout : Bonne journee ! On a bien avance, on voit enfin l’autre cote de la rive, ce qui fait qu’on sait ou on en est. Je pense qu’a ce rythme on sera au depot dans 3 jours. Assez fatigue egalement, apres avoir fait plusieurs allez retour aujourd’hui pour porter le sac de Tsuyako. La douleur pour elle passe un peu, mais elle a quand meme la cheville bien enflée et toute bleue. Elle nous a confirme vouloir se faire rapatrier une fois au depot, et qu’elle ne s’imaginait pas que le trek serait aussi difficile. Pourtant c’est quelqu’un qui a tout de meme beaucoup d’experience de marche, vu qu’elle a vadrouille jusqu’en Antarctique, elle a fait l’Everest base camp et j’en passe. Cela ne nous empeche pas de continuer a passer de bons moments tous ensemble, on rigole sur tout et n’importe quoi, surement a cause de la fatigue : “Comment traverser une riviere en 6 volumes”, “Maybe… maybe not”, “L’adoption au Groenland”…
En tous cas le paysage ici a vraiment quelque chose de magique, on se sent seul au monde. 21h30, l’heure d’aller dormir. Demain, le fjord rempli d’icebergs.