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Skydiving in Abel Tasman – AFF Stage 01, 02, 03

15 Apr 12

Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit là uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon périple. Il n’y a rien de réfléchi, comme c’est écrit sur l’instant, donc à prendre avec des pincettes. C’est là uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Samedi 14 Avril 2012 : Je n’ai presque pas dormi de la nuit. Je ne peux pas dire que j’étais spécialement nerveux hier soir pourtant, mais je ne sais pas… il m’était difficile de fermer l’œil. Ce matin, je devais me lever à 7h mais voilà que j’ai commencé à tourner dans mon lit à partir de 5h. Je suis désormais à Motueka, petit village dans la Baie d’Abel Tasman, au Nord Ouest de l’Ile Sud Néo-Zélandaise. Si il y a un endroit dans le pays où il doit faire beau, il y a de grandes chances que ce soit ici. J’ai pris l’avion hier soir de Wellington, en sortant du travail, direction Nelson, puis j’ai terminé les 50 derniers km avec une voiture de location – désolé au passage pour l’opossum qui a fini sous mes rous, mais comme on dit de part chez nous : les opossums, ce sont les petits dos d’âne de la Nouvelle Zélande. Trouver un endroit où passer la nuit qui daigne encore m’accueillir passé 23h n’a pas été évident, mais j’ai finalement réussi par trouver mon bonheur au White Elephant Backpacker. Au point même qu’une lettre à mon nom m’attendait sur la porte d’entrée et tous les voyageurs résidents d’un jour avaient été mis au courant de mon arrivée afin de me servir de chaleureux réceptionnistes improvisés.
Si je me suis donné tant de mal pour venir ici alors que je ne suis même pas en vacance, ce n’est pas tant pour le soleil, mais plutôt car je me suis enfin décidé à prendre des cours de parachutisme. Après deux sauts en tandem et d’innombrables vidéos visionnées, je devenais de plus en plus impatient de passer aux choses sérieuses. Et tout ça sans même parler de la vision rêvée de pouvoir peut être un jour grimper une montagne pour, une fois en haut, sauter de la falaise et en descendre par la voie rapide muni d’un wingsuit, tout en profitant de paysages magnifiques sous un tout autre point de vue. Mais je n’en suis pas encore là. Aujourd’hui, je dois apprendre à sauter d’un avion. Ou plutôt, aujourd’hui je dois apprendre la théorie pour savoir comment réagir si cela se passe mal après avoir sauté d’un avion.
C’est quelque chose que je trouve assez fou avec la formation de parachutisme, c’est qu’on va t’apprendre la théorie de la majorité des problèmes qui peuvent arriver, mais une fois là haut, une fois le parachute déployé, tu es tout seul. C’est donc seul que tu vas manœuvrer pour la première fois la bête, seul que tu vas te rendre compte à quel point il est sensible ou non et évidemment seul que tu vas devoir atterrir. Tout cela à supposer que les choses se passent bien. En effet, en cas de disfonctionnement avec le premier parachute, il faut s’en débarrasser et déployer le parachute de réserve en urgence afin d’éviter un atterrissage catastrophe, là encore, tout seul, et il faudra compter sur son unique sang froid pour prendre toutes les bonnes décisions, à temps. Car rappelons le, l’ensemble de la descente ne dure que quelques minutes. Grossièrement, c’est comme si quelqu’un passait le code de la route aujourd’hui et demain on le mettait au volant d’une voiture de courses allant à 200km/h avec deux co-pilotes. Jusque là, tout va bien. Puis d’un coup, il tire le frein à main car il y a un mur en face de lui, les deux co-pilotes s’éjectent de la voiture, et la personne en question doit tout faire pour éviter le mur et s’arrêter juste avant, en douceur. En cas d’erreur il n’y aura pas de deuxième chance. La personne n’a jamais conduit de voiture de sa vie, mais le premier essai doit être parfait. Pour rendre la situation plus pimentée, il peut y avoir une panne mécanique dans la voiture entraînant des problèmes de freinage, auquel cas il faudra gérer la situation d’urgence, et faire intervenir le freinage de secours avec tout ce que ça implique. Voilà un peu dans quelle situation je m’imagine me retrouver demain. Si hier j’étais encore excité à l’idée de cette nouvelle aventure, plus ça va, plus je suis terrifié.
La journée a été un bourrage de crane permanent, entrecoupé par des pauses où mon instructeur devait s’occuper de clients partant en tandem et s’est achevée par un contrôle écrit. Dans l’ensemble les résultats sont bons, mais comment savoir si je réussirai à garder l’esprit clair une fois là-haut ? Comment m’assurer que je ne ferai pas d’erreur de jugement qui peuvent si rapidement devenir fatales ? D’autant que j’en ai déjà faites plusieurs au sol, confortablement installé dans la salle d’examen…. Oui ce parachute a l’air bien déployé, je continue ma descente avec. Erreur, plusieurs cordes ont cédé, il faut que je m’en débarrasse pour sortir mon parachute de réserve. Mike, mon instructeur anglais expatrié Kiwi tente de me rassurer. Respire profondément une fois là-haut, regarde autour de toi, surveille ton altimètre et surtout respire. « You gonna be ok ! ». Une bière et quelques visionnages de vidéos des derniers sauts , puis je m’en retourne à mon auberge. Je ne sais pas si je vais beaucoup dormir cette nuit. Par contre une chose est certaine. Demain, je dois être au drop zone à 09h45. Il n’y aura pas de marche arrière. Si le temps est avec nous, il va bien falloir que je fasse ce saut et que j’atterrisse indemne. Après tout, la fin du monde n’est prévue que pour Décembre 2012, il serait bien dommage que je ne sois pas là pour profiter du spectacle !

Dimanche 15 Avril 2012 : Une nouvelle nuit en ayant du mal à dormir, mais cette fois-ci, j’ai de bonnes raisons. A chaque fois que je ferme les yeux, je visualise l’ensemble de mon saut en parachute, de la sortie de l’avion jusqu’à l’atterrissage. Essayer de penser à tout, savoir comment je vais réagir si les choses se passent mal, quelle décisions je vais prendre. Je me refais tous les scénarios possibles jusqu’à finalement tomber de sommeil. Au réveil, le ciel est dégagé, le vent est presque nul, la journée s’annonce superbe. Une fois au drop zone, j’attends patiemment le moment fatidique en essayant de me changer l’esprit en lisant quelques récits de Mike Horn autour de l’équateur. 09H45, il est temps de se préparer. Je repasse sur la planche à roulette pour refaire deux simulations de ma chute et m’assurer que je n’ai pas oublié ce que je dois faire et à quelle altitude. Une fois mon parachute correctement attaché, altimètre à la main gauche, lunettes et casque sur la tête, je saute dans l’avion avec mes deux instructeurs : Mike & James. On est accompagné d’autres instructeurs fermement attachés à des touristes venant réaliser leur saut en tandem. Tout ce petit monde eest chaleureusement collé les uns aux autres dans le peu d’espace qui est à notre disposition. Pas question d’avoir une crampe ou encore moins vouloir satisfaire une envie pressante. La prochaine fois qu’on va pouvoir bouger, ce sera hors de l’avion, en chute libre, à 200km/h.
1 000 pieds, un petit bip se fait entendre dans mon oreille gauche, c’est mon altimètre de secours qui témoigne de son bon fonctionnement. Parfait, je peux enlever mon casque. 6 000 pieds, je visualise l’ensemble de ma chute dans ma tête, et j’en explique les détails à Mike pour m’assurer de n’avoir rien oublié. Il en rajoute une couche pour être certains que c’est bien inscrit au fond de mon crane, je ne dois pas y penser, cela doit se transformer en réflexes. 10 000 pieds, mes instructeurs vérifient une dernière fois mon équipement ; l’ouverture du parachute ne tient littéralement qu’à un fil et la dernière chose dont j’ai envie c’est de l’avoir décroché par erreur en me frottant le dos. 12 000 pieds, on remet casque et lunettes. On a le privilège de sortir les premiers ; les tandems sauteront d’un peu plus haut. 13 000 pieds, Mike ouvre la porte de l’avion et se met en équilibre à l’extérieur. James est encore dedans. Mike me fait signe de la main. Je viens me placer entre les deux, une jambe dehors, une jambe dedans, les deux bras en équilibre à l’extérieur en position de saut. Il ‘est pas question d’hésiter une seconde ou de faire demie tour, je ne suis pas le seul à sauter et l’issue est la même pour tous, quelque soit la frayeur ou l’absence totale de naturel d’une telle situation. Je vérifie avec James, il me donne son consentement. Idem avec Mike. Je respire profondément à double reprises. A la une, je me balance vers l’extérieur, puis vers l’intérieur, à la deux, je prends une plus grande impulsion et je saute de l’avion. James et Mike s’accrochent fermement à ma combinaison pour qu’on reste tous les trois en vol. Je sais ce que je dois faire, je connais les signes, j’ai revue cette scène tellement de fois dans ma tête avant même de la vivre pour de vrai. Néanmoins le rush d’adrénaline est tel que je n’arrive pas à me relaxer. James et Mike ne cessent de me faire des signes pour rectifier ma posture qui est loin d’être idéale. Je vois leurs mains bouger, mais mon cerveau s’embrouille et a du mal en comprendre le sens. Je ne perds pas de vue mon altimètre néanmoins et avec toute cette adrénaline la chute passe à une vitesse folle. J’ai à peine le temps de faire mes trois DDT – exercice de simulation d’ouverture de parachute – qu’on est déjà à 7 000 pieds. Je fais signe de la tête que c’en est fini des exercices et je reste concentré sur mon altimètre. 6 000 pieds, il est temps d’ouvrir mon parachute pour de bon. J’attrape l’attache de la main droite et la jette, le parachute se déploie parfaitement en quelques secondes. Quel soulagement je ressens de ne pas avoir à gérer un disfonctionnement au cours de mon premier saut. Je prends contrôle de la bête, je relâche les freins, tire complètement sur les sangles à double reprises pour bien gonfler toute la toile, un tour à droite, un tour à gauche, parfait tout marche à merveille. J’ai à peine le temps d’identifier le drop zone où je dois atterrir que Mike me parle à la radio. Après m’avoir laissé quand j’ai ouvert mon parachute, il a continué sa chute libre pour ouvrir assez bas, aux environs de 3500 pieds et atterrir en quatrième vitesse pour sauter sur la radio. Je ne peux pas répondre mais lui peut me parler et supposer que je l’entends bien si je fais ce qu’il me dit de faire. « Adrien, if you can hear me, make a right turn. Perfect. Adrien, if you can hear me, make a left turn. Great ». A cause du vent et de la radio fixée à ma poitrine, je ne l’entends pas toujours bien, mais qu’importe, je connais mon plan atterrissage. De plus le paysage est magnifique, la baie d’Abel Tasman, les montagnes, d’ici ça vaut vraiment le coup d’oeil. 1 000 pieds, fini de jouer, Mike me dirige vers la piste atterrissage. 600 pieds, un petit tour à gauche. 300 pieds, encore à gauche. Je me rapproche du sol à toute vitesse, du coup j’essaye de penser à ce qu’il me dit toujours «  Speed is your friend ». Je me rapproche de plus en plus, je relève les jambes, je suis tenté de freiner, mais Mike me fait attendre le dernier moment. « Wait, wait, wait… Flare, flare, flare ! ». Je tire de toutes mes forces sur les deux sangles simultanément, le prachute ralenti en douceur, j’arrive à me rattraper debout, me voilà de retour sur la terre ferme et entier ! Je ne sais pas comment décrire la sensation que je ressens à ce moment précis, mais ça passe par un grand soulagement mélengé à énormément d’excitation.
Mais il n’est pas question de s’emballer. Après des félicitations, Mike me fait rapidement le tour de mes erreurs, je range mon parachute, j’en prends un autre et en moins de 15 minutes on remonte à nouveau dans l’avion pour un autre saut. Même programme sauf que cette fois-ci je n’aurai que deux DDT à faire. Étant plus relaxé, ou plutôt encore drogué à l’adrénaline du premier saut, la chute libre se passe dans de meilleures conditions. J’ai une posture correcte, je comprends ce qui m’arrive et j’ai terminé mes exercices en avance me laissant beaucoup de temps pour profiter du paysage. 6 000 pieds, je déploie mon parachute. Il prend du temps à s’ouvrir, trop de temps. Je l’inspecte, les cordes sont enroulées. Je vérifie mon altimètre, je suis encore suffisamment haut pour prendre le risque d’essayer de résoudre ce genre d’erreur par moi même plutôt que de me débarrasser de ce parachute sans autre forme procès et déployer ma réserve. En donnant des coups de pied pour que mon corps serve de balancier, tout en écartant les attaches, le parachute se déploie finalement au bout de quelques secondes qui me paraissent être une éternité. Je gonfle bien la toile, je vérifie que les controles répondent correctement. A priori c’est bon, mais il pique du nez plus que ce dont à quoi je m’attends. J’essaie de l’examiner autant que je peux en quête d’une éventuelle faille grave qui m’aurait échappée, mais je n’en trouve pas. Je prends donc le risque de continuer avec ce parachute, vu qu’il va à peu près où je veux, je devrais m’en sortir. L’atterrissage qui suit n’est pas aussi maitrisé que le premier car il se finit en glissade sur les fesses, mais le tout en douceur, ce qui est le principal. S’en suit un débriefing vidéo à l’appui ce qui est idéal pour vraiment voir toutes mes erreurs, mes deux instructeurs étant munis de caméras. Je peux alors m’esquiver pour déjeuner thaïlandais et me balader en bord de plage. L’idée étant de me détendre au maximum tout en remettant mes tripes un peu à leur place après avoir été tellement secouées ce matin.
16h20, je remonte dans l’avion pour un troisième saut. Cette fois, on est encore plus serré que d’habitude. Devant moi, une damoiselle en tenue d’écureuil – wingsuit – me fait rêver du jour où je serai à sa place. 13 000 pieds, je me retourne tant bien que mal pour me rapprocher de la porte de l’avion et j’en saute accompagné de Mike et James. Je vérifie que tout va bien, je fais une seule DDT cette fois, puis les deux me lâchent pour que je me rende compte de comment je bouge. Je suis beaucoup moins stable tout d’un coup. Je prends conscience à quel point ma posture impacte sur mes mouvements et ma stabilité. Mike me restabilise à plusieurs reprises. 6 000 pieds, j’ouvre mon parachute. Les cordes sont à nouveau enroulées. Décidément ! Je démêle tout ça, prends contrôle de la bête et profite du paysage. On est presque au coucher du soleil, les lumières rasantes sont magnifiques. Mike me parle à la radio, je prépare mon atterrissage comme d’habitude donc il a tendance à me laisser un peu plus faire, vu qu’il voit qu’à priori je sais où je vais. Par contre je commence è avoir bien mal aux bras, j’ai plus de difficulté à tirer sur les sangles et le vent est un peu plus actif que ce matin. Qu’importe, je suis bientôt au sol. Mike me guide sur la dernière descente et l’atterrissage se passe à merveille, presque sans glissade.
Ce sera néanmoins mon dernier saut pour la journée, je commence à fatiguer et de toutes façon je dois filer à l’aéroport pour prendre mon avion retour pour Wellington. Ce que je fais après un court débriefing avec Mike & James. Ce soir je suis lessivé, mais ravi. A chaque fois que je revois les vidéos des sauts, mon cœur se remet à battre rapidement et je recommence à avoir peur. Je suppose que c’est humain… il va m’en falloir encore un bon petit nombre avant d’être aussi décontracté que mes instructeurs !

 
9 Comments

Posted in 2012 : New Zealand the 15th of April, 2012

 

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  1. guillaume

    15 April 2012 at 14 h 30 min

    ca de-boi-te. bravo, Adrien, c est la classe. Mon coeur battait la chamade en te lisant!

     
  2. CaYuS

    15 April 2012 at 20 h 07 min

    Guillaume > Merci monsieur ! Si ton coeur battait la chamade en me lisant (ce qui est un très grand compliment au passage), demande toi dans quel état était le miens en le faisant :)

     
  3. maxim

    16 April 2012 at 6 h 45 min

    Wow wow wow, effectivement, ça coupe le souffle ! Merci pour le partage d’émotion, ça donne envie !

     
  4. CaYuS

    16 April 2012 at 10 h 23 min

    maxim > Merci à toi d’avoir pris la peine de lire :)

     
  5. Cathie TOUPET

    16 April 2012 at 17 h 43 min

    ah… j’en ai mal au ventre…… j’ai la peur qui monte en moi et vraiment… je t’admire… Tu es vraiment super…. Tu as beaucoup de volonté et je t’admire……. j’espère que si tu deviens instructeur… j’aurais la même peur de sauter avec toi… mais c’est un rêve……… la peur au retour effectivement c’est humain…… quand j’étais petite… il y a très très très très…….longtemps, ça me faisait la même chose quand je sautais dans la piscine….. Ep, je te vois………… ne rigole pas STP……. mais j’imagine la sensation…… BRAVO et encore BRAVO et maintenant il faut le faire plusieurs week end de suite pour supprimer cette peur……….et TU VAS Y ARRIVER….. n’oublies pas qu’en plus des belles damoiselles ‘écureuil’… tu auras ta “presque vieille” mère à faire sauter… au moins une fois… pour la peur au ventre……..
    C’est vraiment génial…….. Alors Reposes toi ou plutôt travailles bien cette semaine pour pouvoir repartir ce week end… et si ce n’est pas possible parceque la peur est trop violente (CF le 2ème jour d’école à Séville)… tu as aussi le droit de laisser tomber et de reprendre plus tard….. quand tes tripes auront tout digéré…… JE T’AIME

     
  6. Alain Toupet

    16 April 2012 at 17 h 48 min

    Bravo l’artiste…! totalement impressionné par le spectacle et les commentaires! Si les grands oiseaux sont les meilleurs planeurs, je ne sais pas si ta taille est la garantie
    de la meilleure descente….! Enfin, j’imagine qu’après une telle aventure, le désir de retenter la belle doit vite se faire vite ressentir! Bravo….bisous

     
  7. CaYuS

    16 April 2012 at 20 h 14 min

    Maman > Je ne suis pas encore instructeur… mais c’est noté ! Et oui a priori je repars ce week end :)

    Papa > Merci beaucoup… et en effet ca donne envie d’y retourner !

     
  8. Line

    18 April 2012 at 19 h 09 min

    Je viens tout juste de regarder la 1ère vidéo et un seul mot à te dire : JE KIFFE ET SURKIFFE ! C’est énorme ce petit bout d’aérien que tu nous offre…ça donne trop envie !!! (et en plus au dessus d’Abel Tasman…what the foot !)

    Je vais continuer la lecture car visiblement, j’ai pas mal de choses à rattraper.
    Un très gros becks de France et continue à bien en profiter !!!xx

     
  9. CaYuS

    18 April 2012 at 20 h 16 min

    haha, merci cousine ;) Enormes bisous a toi la voyageuse !