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Skydiving in Abel Tasman – AFF Stage 07, 08, 09

29 Apr 12

Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit là uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon périple. Il n’y a rien de réfléchi, comme c’est écrit sur l’instant, donc à prendre avec des pincettes. C’est là uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Samedi 28 Avril 2012 : Le week end a plutôt mal commencé. Il a plu ces derniers jours, mais comme cela devait s’améliorer aujourd’hui, j’ai pris le risque de revenir à Motueka. S’il y a une infime chance que je puisse continuer ma formation de parachutisme, j’aime autant la saisir. Mon avion avait 1h30 de retard hier, comme pour me faire comprendre que ce n’était finalement pas une si bonne idée d’insister. Heureusement que je commence à prendre mes petites habitudes ici et je ma familiarise avec les propriétaires de la White Elephant Backpacker ; je peux arriver tard, j’ai le code de la porte d’entrée, une clef qui m’attend cachée dans l’armoire et je règlerai au petit matin – parfait. Au réveil, l’atmosphère est encore très humide, les nuages gris, tout cela semble plutôt pluvieux. 8h30, je fais un tour au drop zone, pas un chat en vue. Je vais me consoler en me baladant sur la plage voisine où je découvre une épave échouée. Après quelques photos, le temps commence enfin à se dégager, un arc en ciel pointe le bout de son nez. 9h30, je retourne au drop zone plein d’espoirs, mais j’y trouve Kevin qui me fait rapidement redescendre sur terre. Cela se dégage certes, mais à 15 000 pieds d’altitude le vent souffle à 50 noeuds ; aucune chance qu’on saute dans ces conditions. On attend 12h un nouveau rapport météo et on avisera en fonction. Soit. Sans idée bien précise, je me résigne à prendre la voiture pour occuper ma matinée. Deux minutes après mon départ, une auto-stoppeuse au carton illisible interpelle mon attention. Je m’arrête. “Tu vas à Takaka ?” demande-t’elle. “Je vais où tu veux, j’ai trois heures à tuer.” Ce sera donc Takaka. Cathrine, charmante luxembourgeoise quadrilingue a décidé qu’après une année de droit il était temps de passer à autre chose. Quand je disais qu’il y avait un problème avec les formations en droit… Tout est il que la damoiselle voyage désormais dans notre beau pays et quand à moi, je profite d’une heure de route sinueuse en agréable compagnie. Un café à Takaka, puis il est l’heure pour moi de faire demie tour. Un kilomètre plus loin, dans un virage au milieu de nul part, un kiwi rasta, café à la main, tend le pouce. Je m’arrête. “Tu vas à Motueka ?” “Oui j’en viens, et j’y retourne. Monte, je t’expliquerai en route”. Monsieur Camron qui habite dans cette petite cabane en haut de la colline avait initialement une voiture. Mais sa femme qui vient de le quiter est partie avec. Et il y a même une histoire de gamin en bonus. Tout cela pour dire, qu’ajouté aux discussions politiques et économiques relatives à la Nouvelle Zélande, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer au cours de ce voyage retour.
A nouveau au drop zone, le soleil est désormais radieux. Cependant, ils doivent effectuer un premier saut en tandem pour me confirmer que le vent est correcte pour moi. 15 minutes plus tard, j’ai le feu vert. Niveau 7 ! Je saute à 13 000 pieds en plongée avec un instructeur qui m’accompagne. A son signal, je fais une galipette arrière, puis un tracking – avance rapide dans une direction. L’ensemble ne se passe pas trop mal, ma galipette n’est pas digne d’un gymnaste et mon tracking ressemble plus a du sur place, mais je termine par un atterrissage en douceur et un niveau validé. Il y a du monde aujourd’hui au drop zone, pour mon plus grand plaisir car j’ai l’occasion d’enchaîner sur deux sauts d’affiler en solitaire ! Le premier à 13 000 pieds où je n’ai pas grand chose à faire à part éviter de paniquer, rester stable et tourner un peu. En vrai j’ai paniqué, disons que mon taux d’adrénaline était supérieur à la normale du fait de me retrouver pour la première fois complètement seul, et la chute s’est déroulée en un clin d’oeil. Le deuxième, à 13 000 pieds également, mais cette fois je vais devoir pratiquer ma galipette arrière ainsi que le tracking et des tours à 360 degrés. Au final je n’ai pas pu faire autant de chose que prévu, j’ai perdu trop de temps à regagner ma stabilité, mais j’ai survécu. Alors que je croyais la journée terminée, pour preuve, je m’étais esquivé 5 minutes au supermarché du coin pour faire le plein de bières – non pas que je me sois converti, mais c’est la tradition ici de payer sa tournée après chaque première fois. Le seul inconvénient, c’est qu’il y a toujours quelqu’un qui trouve le moyen de rajouter “premier” devant n’importe quelle action, histoire de garantir le lot de boisson à chaque fin de journée au drop zone. Tout est il qu’à mon retour on m’annonce qu’un nouveau groupe de tandem va arriver, ce qui veut dire un quatrième saut pour moi aujourd’hui. Plutôt pas mal pour un week end annoncé pluvieux !
Niveau 8. Au final pareil que le dernier saut à savoir galipette arrière, tracking et tournants à 360 degrés. Sauf que cette fois Mike va me suivre pour me filmer. Je ne dois pas m’en préoccuper, il ne me donnera aucun signal, juste regarder si je fais tout comme il se doit. Les lumières rasantes tendent vers un coucher de soleil, mon moment préféré de la journée pour me jeter d’un avion en vol. Si cela ne change rien dans l’absolu d’avoir un instructeur avec moi quand je fais mon saut, car au final je ne m’en soucie pas, cela a quand même un quelque chose de rassurant. La chute se passe donc comme il se doit, Mike trouve même le moyen de me faire un high five en vol. J’ai toujours des choses à améliorer comme mon tracking ou encore une fois l’ouverture de mon parachute, mais c’est tout de même un niveau de plus de validé. Par contre mon atterrissage était vraiment catastrophique. Déstabilisé par le vent au dernier moment, j’ai fait l’erreur de relâcher une de mes sangles ce qui m’a fait littéralement tomber au sol au lieu de me poser en douceur. Heureusement que j’ai les chevilles solides.
Quelques bières plus tard, la soirée s’est une nouvelle fois terminée au très sympathique Gecko, le cinéma indépendant de Motueka. De quoi se relaxer avant demain, en espérant que la météo continue à être de la partie.

Dimanche 29 Avril 2012 : Ciel bleu et grand soleil à l’horizon, c’est plutôt bon signe! Il y a bien des nuages gris au loin, mais le temps qu’ils soient au dessus de nos têtes, on devrait avoir le temps de faire quelques sauts. Première série de tandems à 10h, pour ma part, ce sera passage de mon niveau 9, le dernier de ma formation AFF. Cette fois, il s’agit de sauter à basse altitude, 5 000 pieds, je devrais rapidement me stabiliser et ouvrir mon parachute sous 5 secondes. C’est une sorte de préparation aux situations d’urgence. Mike ne cesse de me répéter avant d’y aller que je dois prendre mon temps, respirer. 5 secondes c’est long. Et je dois bien attendre 5 secondes, non pas me précipiter. Mike reste dans l’avion, il me donne son Go. Je respire à double reprise puis je me lance. Il a dit que je devais prendre mon temps, donc j’attends 5 secondes, puis hop, je déploie mon parachute et je fais un atterrissage en douceur. Nickel. En réalité, Mike m’a montré après coup avec la vidéo qu’il a prise depuis l’avion, j’ai attendu 11 secondes avant de déployer mon parachute. A cette vitesse ca fait quand même plusieurs centaines de pieds de différence. Rien de bien grave dans l’absolu – en situation d’extrême urgence je peux toujours déclencher ma réserve qui s’ouvre plus rapidement à 800 pieds et être toujours en vie, mais il commençait à s’impatienter dans l’avion et a été rassuré quand il a finalement vu la toile de mon parachute se déployer. C’était donc le dernier saut de ma formation AFF, et c’est un brevet de validé !
L’avantage de pouvoir maintenant sauter tout seul, c’est que je peux enchaîner sans attendre qu’un instructeur soit libre, j’ai juste à me trouver une petite place dans l’avion. Donc aussitôt au sol, j’enfile un deuxième parachute et je me faufile dans le prochain vol. On est coince comme des sardines à dix dans ce petit Porter. Ce nouveau solo est pour moi un saut à 13 000 pieds, un peu de galipette, de tracking, quelques tournants et atterrissage en douceur. C’est que je commencerai presque à m’y habituer. En vrais, quand je vois mes coéquipiers qui escaladent sur les ailes de l’avion en vol pour faire des sauts dignes de cascades de film, ou même quand je vois Mike en vol qui est allongé sur le dos dans une stabilité déconcertante, lunettes de soleil sur les yeux, en train de profiter de la vue… tant que je ne saurai pas faire tout cela, je crois que j’aurai encore pas mal de choses à apprendre ! Mais ce ne sera pas pour aujourd’hui. Le vent se lève et les nuages reprennent place. Il me faudra attendre le week end prochain pour continuer tout ça et enchaîner sur ma licence A. En attendant, je n’ai plus qu’à rentrer sur Wellington pour reprendre une vie “normale”, en tous cas juste pour quelques jours.

 
9 Comments

Posted in 2012 : New Zealand the 29th of April, 2012

 

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  1. Deadlock

    29 April 2012 at 23 h 54 min

    Sacré Cayus, je suis envieux ^^
    Gratz pour le brevet ! C’est vraiment sympa tout ca et tu le raconte super bien.
    J’espère que je pourrais faire ca aussi un jour…

     
  2. CaYuS

    30 April 2012 at 10 h 31 min

    Merci monsieur !
    Je donnerai cher pour voir un Shewby volant en tous cas, j’espere donc que tu pourras en effet faire ca aussi un jour :)

     
  3. Karine

    1 May 2012 at 12 h 14 min

    c’est énorme fréro!!! t’es de plus en plus un pro et tu t’éclates de mieux en mieux, c’est génial, je suis fière de toi!!
    bisoussssssss

     
  4. John Lev

    1 May 2012 at 16 h 36 min

    Awesome ! ;)

     
  5. CaYuS

    1 May 2012 at 19 h 52 min

    Karine > Merciiiiii frangineee :))

    John > Oh yeah !

     
  6. Alain Toupet

    4 May 2012 at 12 h 28 min

    Bravo pour tes exploits et pour la rapidité dans la formation…!!!!

     
  7. Mitou & co

    5 May 2012 at 15 h 37 min

    Y’a pas à dire, ça a quand même plus de gueulequ’un parachute doré !
    Merci de nous faire partager ton plaisir
    Bises

    Mitou Michel

     
  8. CaYuS

    6 May 2012 at 11 h 45 min

    Papa > Merci beaucoup !! Mais je suis encore loin des exploits… mais j’y travaille :)

    Mitou & Co > haha, je n’y avais pas pensé à celui-là ! Oui c’est quand même plus classe qu’un parachute doré ;)
    Bisous a vous