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Mongolia horse riding 1/2 : To the Lakes and back !

16 Sep 10

Orkhon Khurkhree to Naiman Nuur : Waterfall, rivers, forests, lakes and a few gers.

Orkhon Khurkhree à Naiman Nuur : Cascade, rivières, forêts, lacs et quelques yourtes.

Orkhon Khurkhree waterfall

Horses and guide

Camping and fire camp in the forest

River in the forest

Horse riding to Naiman Nuur

Mongolian ger into the fog

Foggy horse rope

Lake in Naiman Nuur 3

Yaks and Lake

Lake in Naiman Nuur 2

Lake in Naiman Nuur 1

Sunshine on the river

CaYuS, tent and ger

Carnets de voyage (sorry, only in french) :
Attention, il s’agit la uniquement de notes quotidiennes prises au cours de mon periple. Il n’y a rien de reflechi, comme c’est ecrit sur l’instant, donc a prendre avec des pincettes. C’est la uniquement pour les plus curieux qui ne sauraient se contenter des photos.

Lundi 13 Septembre 2010 : Il semblerait que mon corps se remette petit à petit. Pas encore le paradis, mais au moins je n’ai plus de fièvre. Je traite désormais toute l’eau que je bois (c’est possible que ça vienne de là également, car toutes les rivières ici sont entourées de bétail…), et j’essaie de faire attention à ce que je mange. Pas évident quand on ne veut pas vexer celui qui nous offre de la nourriture. Du coup, ce matin j’ai abandonné Sylvain et Guillaume pour enfin partir à cheval. Dans l’équipe, un guide Mongol avec sa monture, un cheval de bat pour les affaires, et mon fidèle destrier. A l’heure qu’il est, j’espère que Guillaume et Sylvain auront réussi à trouver une jeep pour rentrer à la capitale. Pour ma part, c’est la vraie aventure qui commence ! Galoper cheveux au vent dans les steppes Mongoles, tout en passant rivières, forêts, troupeaux de yaks et autres chevaux en libertés… un rêve qui fait mal aux bijoux de famille. ça devrait aller mieux avec un petit temps d’adaptation. Je suis déjà très content d’être passé du stade “mais tu vas avancer oui ? Chu ! Chu !” (“chu” = expression utilisée par les Mongols pour faire avancer leurs chevaux) à celui du galop. Cela fait quand même plaisir après 15 ans sans être monté, et dans l’absolu la première fois a monter en liberté, hors d’un manège. Mon guide ne parle pas un mot d’anglais, donc notre communication en Mongol est quelque peu rudimentaire. Je suis content d’avoir mon petit phrasebook Lonely Planet, ça m’aura sauvé la mise plus d’une fois. Ce soir, au coin du feu, campement en forêt dans le beau parc national de Naiman Nuur, je profite de la vie. En tous cas, c’est amusant, je crois que mon guide est limite plus curieux de moi et de mon équipement que je ne suis de lui. Toujours à regarder comment je m’installe, content de m’aider à monter ma tente, ou chercher à comprendre comment marche ma pierre à feu. En ayant une communication limitée, cela crée tout de même une certaine complicité qui est agréable. Sur ce, dodo.

Mardi 14 Septembre 2010 : Le temps vire au vinaigre. Il a plu cette nuit, et c’était encore bien couvert/pluvieux toute la journée. Ce matin, on a pris les chevaux pour monter dans la montagne en direction des huit lacs. C’est qu’ils sont robustes ces petits gars ; ils grimpent bien ! J’apprécie de plus en plus la compagnie de mon guide. Attentionné, et il est souvent en train de chanter des chants Mongols quand on est à cheval. Cela donne un côté vraiment spécial à la balade. A plusieurs reprises, il me laisse également mener la marche, ce qui me donne aussi le plaisir de l’exploration du haut de ma monture. Je l’aime bien aussi ce dernier, il a des bonnes qualités de trekeur, même si comme moi, il a toujours envie de s’arrêter pour manger. Mais il va toujours essayer de trouver le chemin le plus simple, quitte à faire un détour, même si encore des fois, on n’est pas toujours d’accord, et le chemin simple pour lui, peut dire que c’est moi qui me mange des branches de sapin. Vers midi on est arrivé aux lacs sous un temps bien rafraîchi. On s’est donc réchauffé dans une yourte du coin, et on a décidé de camper là, car il n’est pas impossible qu’il neige dans la nuit. Néanmoins, on a fait une dernière petite balade cet après midi, sans cheval de bat, juste pour se faire plaisir autour des lacs. Mon guide a voulu me montrer ce que nos montures avaient dans le ventre ; il a donc accroché mon cheval au sien, et il est parti dans des galops sur sol rocheux qu’il fallait mieux être bien accroché. On voit qu’il connait son métier, tout comme les chevaux. On s’est malgré tout fait quelques petites frayeurs à se retrouver face à des gros rochers ou des trous qu’on n’avait pas vus, sachant que ce n’est pas évident de contrôler les bestiaux quand les deux sont accrochés ensemble. Mais c’était malgré tout un bon entrainement, et définitivement un bon divertissement. Qui plus est, j’ai re-réglé mes étriers ce matin, en un peu plus court, ce qui fait que j’arrive mieux à amortir mon poids et donc soulager mon popotin ! Ce soir, on va se passer de la tente au profit d’un bon dodo au chaud près du poêle de la yourte. Au moins cette fois il ne s’agit pas d’une yourte à touristes avec écran plat, lit et machine à laver… tout le monde par terre et aménagement traditionnel. Malheureusement, leur gentillesse inégalée fait que j’ai encore eu le droit à plusieurs rations de lait de jument, beurre de fromage et autre thé au lait… le tout au détriment de mon estomac qui crie pour un retour express dans la capitale. Cela dit en retour, ils ont beaucoup aimé mon mélange de noix/noisettes/fruits secs. Encore cinq jours de dada, et on va essayer de rentrer se remettre en forme !

Mercredi 15 Septembre 2010 : Souvenir étrange d’une nuit d’été en Mongolie. Vers 1h du matin, j’ai quitté la yourte pour satisfaire un besoin naturel. Au milieu de nul part, c’est la nuit noire. Muni de ma lampe frontale, je me dirige à quelques dizaines de mètres, et je fais comme chez moi. Un bruit sourd se rapproche de derrière, je me retourne… et je vois un énorme yak, attiré par le bruit, venu assouvir sa curiosité. C’est assez bizarre comme situation. Heureusement encore que le bestiau a plus peur de l’homme que l’inverse ! Au matin, la brume laisse petit à petit apparaître un temps et des paysages magnifiques. Du coup, on en a profité pour aller voir d’autres lacs dans le coin. Quatre heures de trot dans des endroits sublimes aux charmantes couleurs automnales. Je regrette seulement que mon ventre me transforme ce plaisir en une douleur permanente. J’ai vraiment hâte de guérir, je prends des médicaments anti-diarrhéique, et même si au fond je traite toute l’eau que je bois (Micropure forte : chlore + ions d’argent), je ne suis pas certains que cela soit entièrement efficace contre tous les microbes présents dans les fientes de bétail qui entourent les points d’eau. Enfin, on verra au long terme pour en tirer des conclusions. A midi, on a récupéré les affaires dans la yourte où on a passé la nuit, et on s’est mis en route direction Kharkhorin. On a donc un jour pour rejoindre le camp où j’ai laissé Guillaume et Sylvain, et trois jours pour faire le voyage qu’on a fait en jeep à l’aller. Au moins, il fait beau, et les paysages valent vraiment le détour… ça vaut bien un mal de ventre permanent (enfin je crois…).

Jeudi 16 Septembre 2010 : Pas trop mal au bidon aujourd’hui et très beau soleil ; on a donc pu rejoindre le camp dans la joie et la bonne humeur en début d’après midi. Ce qui a laissé à tout le monde, chevaux compris, l’occasion de se reposer avant d’attaquer le gros morceau restant : 130 km pour les trois prochains jours. En passant, je suis toujours surpris à quel point nos montures peuvent être effrayées pour un rien. Ce matin, on avançait au pas, je regardais le paysage, bercé par mon cheval. Sur un rocher. un aigle prend son envol. Je savoure l’instant qui dure une micro-seconde, car mon cheval prend peur et se met à partir dans tous les sens. Et pire, des fois il ne sait même pas pourquoi avoir peur, mais par solidarité, si il voit son pote cheval d’à côté s’effrayer, il va en faire autant. Alors on serre rapidement les jambes pour rester en selle, et on tire sur les rennes pour calmer la bête, et surtout, on remercie que cela n’arrive pas quand on est en plein galop…
Sur le chemin, on s’est arrêté dans un petit magasin pour acheter deux trois gâteaux. En sortant, mon guide me fait signe de lui acheter des cigarettes. Évidemment que oui, mais de retour dans le magasin, pas un mot, il ne voulait même pas me dire ce qu’il voulait comme marque. Vu ma culture en la question, j’ai pris un paquet au pif. Mais c’est étrange, je n’ai pas compris s’il était gêné de montrer à la vendeuse que je lui payais quelque chose, ou s’il y avait une autre raison… j’avoue ne pas avoir saisi. Bref. Demain sera une longue journée. Repos.

 
3 Comments

Posted in 2010/2011 : Greenland to New Zealand, Mongolia the 16th of September, 2010

 

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  1. Cathie Toupet

    21 September 2010 at 22 h 25 min

    C’est vraiment de la magie…. que tu me fais découvrir…. c’est vraiment génial…. à part le lait de jument qui y est certainement pour quelque chose dans tes problèmes intestinaux…… tu as vraiment dû te régaler…..moi aussi en lisant tes épopées…. surtout quand les chevaux prennent peur…. Je t’imagine…… hihihihihiIiiiiiiiiiiiiiiiiii c’est vraiment un rêve qui devient réalité….. Bravo et énormes bisous

     
  2. Cynthia

    22 September 2010 at 14 h 08 min

    C’est génial !!! quelle aventure ! je trouve les paysages incroyables… Pas mal le coup du Yack en pleine nuit ! mdr !!!

     
  3. CaYuS

    23 September 2010 at 15 h 01 min

    Maman > Au fond le lait de jument ce n’est pas mauvais, c’est juste que c’etait un trop de tout en meme temps et que mon corps n’a pas eu le temps de s’adapter. Mais bon, c’est un moindre mal vu le reste !

    Cynthia > J’aimerai t’y voir toi, avec un yak dans le jardin :D